Le travail en main

Le travail en main est un outil très efficace et pourtant peu enseigné. Il peut intervenir à tous les stades de l’éducation du cheval, aussi bien dans ses balbutiements que dans son travail le plus abouti.
Les intérêts du travail en main sont multiples :

  • échauffer,
  • corriger l’asymétrie, améliorer la souplesse et l’équilibre,
  • expliquer ou perfectionner des exercices montés,
  • varier le travail,
  • remettre en forme un cheval démusclé ou convalescent,
  • respecter la croissance du jeune cheval ou garder la forme du cheval âgé,
  • habituer à de nouveaux objets, de nouvelles situations,
  • corriger des vices de comportement.

Ce travail au sol soustrait le cheval aux contraintes du manque d’équilibre et du poids du cavalier. Il est ainsi plus facile pour le jeune cheval d’apprendre sans être parasité par d’autres informations. Il permet aussi d’observer son cheval sous un autre angle, de mieux identifier les difficultés et les points à améliorer, mais aussi et indirectement, de parfaire la relation.

Les limites possibles du travail en filet
Le travail en main n’est pas aisé, car le cavalier se retrouve à côté de son cheval, il alors lui aussi se déplacer dans l’espace, adopter la bonne posture, la bonne tension sur chaque rêne, le bon rythme, ne pas se crisper etc. Cela demande une grande proprioception et c’est une toute autre approche du travail monté.
Un autre frein est la taille du cheval. En effet, il arrive que nous soyons freinés dans la progression de notre travail simplement parce que le cheval est grand, l’usage correct de la rêne extérieure s’avère plus difficile. Dans ces cas là, le travail à pied sera plus limité.

Débuter ou se perfectionner
Des idées d’exercices : travaux sur deux pistes (épaules en dedans, contre épaule en dedans, renvers, travers), transitions montantes et descendantes, reculer, piaffer, jambette amenant au pas espagnol, immobilité, sauter de petits objets, etc.

Et garder toujours en tête l’adage : demander souvent, se contenter de peu, récompenser beaucoup.

Le travail au sol ne s’improvise pas n’importe comment et avec n’importe quel cheval. Les débordements peuvent être dangereux, pour commencer, il est conseillé de se faire encadrer.

Bibliographie :

  • Olivier de Hilberberg, Le travail en main : Améliorez la souplesse et la confiance de votre cheval, Vigot, 2012
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