Ulcères gastriques équins : 1 cheval sur 2 touché

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Nom anglais : Equine Gastric Ulcer Syndrome (EGUS)
Nom français : Ulcères Gastriques Equins (UGEs)

Les Ulcères Gastriques Équins
Le cheval broute jusqu’à 12 heures par jour : son système est donc dépourvu de vésicule biliaire, il la sécrète en continu. Ainsi l’estomac d’un cheval produit jusqu’à 34 litres d’acide chlorhydrique par jour. Problème : si le cheval se retrouve avec l’estomac vide, l’acide provoque alors des ulcérations. Il y a deux types grandes d’ulcérations, les lésions squameuses (60 à 80% des ulcères gastriques sont situées dans cette partie) et les lésions glandulaires.

Les causes
Les causes d’UGEs sont diverses :

  • la privation de nourriture : sans nourriture, l’estomac se remplit d’acid,
  • le stress : une étude a montré qu’après trois jours consécutifs de transport et de compétition, 56% des chevaux développaient des ulcères,
  • le tic à l’air ou à l’appui (plus d’études doivent être réalisées à ce sujet),
  • l’administration d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) diminuent la couche de mucus qui protège les parois de l’estomac.

Les types de chevaux affectés
50 à 90% des chevaux sont affectés par les UGEs, certaines populations de chevaux sont plus touchées que d’autres, mais en réalité, aucun type de cheval n’en est exempté quel que soit l’âge (25 à 50% des poulains sont touchés) ou les conditions de vie. Les UGEs peuvent toucher jusqu’à 93% des chevaux d’endurance de haut niveau, jusqu’à 60% des chevaux de spectacle, 72% des chevaux de CSO, de dressage, de complet, de polo, et n’épargnent pas non plus les chevaux vivant au pré.

Et les chevaux sauvages ?
Les chevaux domestiques ne sont pas les seuls concernés par les UGEs, dans une étude portant sur 51 chevaux domestiques et 27 chevaux sauvages, les chercheurs ont déterminé que :

  • 22,2% des chevaux sauvages et 60,8% des chevaux domestiques avaient des lésions squameuses,
  • 29,6% des chevaux sauvages et 70,6% des chevaux domestiques avaient des lésions glandulaires.

Les chevaux sauvages semblent donc plus sujets aux ulcères situés dans la région glandulaires par rapport aux chevaux domestiques, et les chercheurs ne connaissent pas encore les causes  de cette surprenante différence.
SOURCE : TheHorse

Signes cliniques et diagnostic
Les signes d’ulcères gastriques sont le plus souvent des signes subtils :

  • signes physiques : manque d’appétit, pelage terne, perte de poids, difficulté à prendre du poids, salivation excessive, crottins mous,
  • signes comportementaux : ennui, mauvaise humeur, irritabilité, changement d’attitude, couché pendant de longues périodes, grincements de dents,
  • signes au travail : diminution de la performance, réticence au travail, mauvaise condition physique.

Seule une gastroscopie (ou endoscopie gastrique) permet de diagnostic fiable d’ulcères gastriques. Il s’agit d’un examen clinique (sur un cheval à jeûn) durant lequel une fibre optique d’environ 3 mètres de long est introduite par les voies nasales. Grâce à une petite caméra, le vétérinaire peut examiner en détail l’œsophage et l’estomac. Cet examen dure environ 10 à 20 minutes.
Seul, l’oméprazole est validé dans le traitement des ulcères gastriques, il existe aussi des soutiens naturels pour prévenir et soulager. Seulement 4 à 10% des UGEs se guérissent sans traitement.

Prévention
Au même titre que ce les qui les provoque, les stratégies préventives sont donc les suivantes :

  • le stress : adapter le travail et préparer le cheval au transport,
  • l’alimentation : du foin à volonté pour éviter que l’estomac ne soit vide, fractionner la ration journalière en petites portions distribuées tout au long de la journée. Pour les chevaux atteints, le foin de luzerne semble bien adapté, car il réduit l’acidité de l’estomac,
  • le mode de distribution : le recours aux techniques de slow feeding ou la distribution au sol favorisent la sécrétion de salive et le temps de consommation,
  • le box : ce n’est pas le lieu de vie idéal, même avec du foin à volonté (il a été démontré que les chevaux se nourrissaient moins en box même avec un accès libre au foin), les sorties au pré sont donc indispensables. Il doit être bien entretenu, car certaines bactéries sont soupçonnées d’être factrices d’ulcères,
  • les anti-inflammatoires non-stéroïdiens : la prise de ces anti-inflammatoires favorisant le risque d’ulcères, leur administration doit être préalablement validée par un vétérinaire.

En résumé

Pour aller plus loin :

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