Les aides

Que sont les aides ?
Les aides sont ni plus ni moins que des codes de communication, ce sont des messages.

Comme n’importe quel message, plus il est simple et clair, mieux il est compris. Les aides doivent donc être codifiées de telle sorte que le cheval puisse aisément les comprendre afin de répondre le plus finement possible aux demandes de son cavalier. L’emploi des aides naturelles ne doit donc jamais être coercitif, sous peine d’en fausser et la compréhension et la réponse attendue, sans parler du stress et de la douleur occasionnée !

Le cavalier dispose de plusieurs aides naturelles, ce sont son corps, ses jambes, ses mains, sa voix. En selle, ces aides envoient de multiples informations au cheval. Il est donc nécessaire que le cavalier les maîtrise afin de ne pas parasiter la compréhension de son cheval avec de fausses informations. C’est la raison pour laquelle le travail sur la posture du cavalier est primordial : plus le cavalier est stable, plus l’emploi de ses aides sera clair et précis. Il aura donc un impact positif sur l’équilibre et la stabilité de son cheval. Un cavalier stable, décontracté et centré dans sa selle est précis, c’est seulement sous ces conditions qu’il pourra utiliser son corps avec un impact positif sur le travail du cheval.

En ce qui concerne l’utilisation des jambes, on s’attachera principalement à leur cohérence et leur précision. Les jambes descendent et reposent naturellement sur le cheval, la plante du pied est parallèle au sol, les cuisses (fémur) et par prolongement, les genoux, sont tournés vers l’intérieur, vers la selle. Elles font partie des aides les plus visibles, il faut donc travailler sur leur discrétion. Une mauvaise utilisation des jambes a de nombreux effets pervers, comme rendre les chevaux froids aux jambes, sans impulsion ! Mais également, leur surenchère : gratouillages de talons, pressions intempestives, désordonnées et agressives des mollets, entraîneront par extension crispations, déformation de la posture du cavalier occasionnant en chaîne une perte d’assiette, d’équilibre, de précision, etc.
Il faut comprendre que l’emploi des aides, que ce soient les jambes, les mains, le corps… doit être léger et sans lutte quoiqu’il se passe, car sans cela, il ne sera pas possible d’éduquer (ou de dresser) correctement le cheval. Toutes aides brutales, crispées, lourdes, pesantes, récurrentes seront les fossoyeurs de l’équilibre, de la compréhension, de la finesse, de l’impulsion de votre cheval !

Les jambes
Le cavalier doit toujours avoir en tête que s’il a envie de mettre beaucoup de jambes, c’est qu’il y a un problème, et très souvent ce problème est lié à une mauvaise explication de la part du cavalier, à un mauvais équilibre du cheval…
Il y a deux choses à différencier pour l’utilisation des jambes : les jambes qui demandent l’impulsion, le mouvement en avant et la jambe qui demandent un déplacement latéral.

La réponse aux jambes requière une attention et une exigence constante, quel soit le niveau de travail.

L’utilisation des jambes doit être cohérente pour être efficace, sinon le cheval ne comprendra pas ce que veut le cavalier. Par exemple, si dans une cession à la jambe, les jambes, agissent simultanément, elles agissent en opposition, le cheval ne pourra donc pas donner une réponse fluide à votre demande. C’est pour cela qu’il est important de soigner nos demandes, nous devons être fluides, décontractés, pour être précis !

Les mains et leur fonction
Quelle que soit l’allure et l’exercice réalisé, les mains devront être fixes ; c’est important, car elles sont un repère pour le cheval, raison pour laquelle elles ne doivent pas s’agiter de manière anarchique (tout comme le travail postural, cela requière un travail régulier et rigoureux). La fixité de la main est la condition d’une main de qualité : elle pourra céder (doigts détendus), et elle pourra résister (doigts fermés) sans jamais tirer (reculer).

Les mains sont indépendantes l’une de l’autre, que ce soit horizontalement ou verticalement, leur coordination est une qualité qu’il faut développer au fil du temps.

Les aides artificielles
En ce qui concerne les aides dites artificielles, ce sont des outils de justesse et de précision. Que ce soit l’éperon ou le stick, ils doivent être correctement maniés, mais il ne faut pas en avoir peur, ni trop en abuser.

La majeure partie du travail réside en amont, par l’emploi d’aides naturelles correctes et du savoir technique du cavalier. Les outils techniques comme la cravache ou les éperons ne seront efficaces que si la base est juste (aides naturelles fines et précises), mettre des coups d’éperons répétés dans les flancs d’un cheval non équilibré équivaut à demander une chose que le cheval ne peut pas vous donner… c’est donc sans fin !

Le site d’Isa Danne : isadanne.com

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4 réflexions sur “Les aides

  1. Bonjour,

    J’ai découvers votre blog il y a quelques semaines et je le trouve vraiment passionnant, il m’a permis de me remettre en question et de découvrir que certaines de mes idées que je pensais justes me sont apparues beaucoup plus nuancées.
    Concernant cet article j’ai un problème avec mes jambes et les étriers, et peut-être que vous auriez des conseils pour m’aider. J’arrive beaucoup mieux à demander des choses au cheval sans étriers; avec, mes demandes sont moins comprises par le cheval car je sens que je suis moins en équilibre dessus moi-même. Mon assiette est bien plus mauvaise avec et je n’arrive pas à bien m’asseoir dans la selle notamment au trop (au pas je n’ai pas de soucis). Comment faire pour avoir la même assise sans et avec les étriers ?

    Merci beaucoup de tout ce que vous m’apportez à travers vos articles !

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  2. Merci pour votre réponse !
    Je pense avoir trouvé ce qui n’allait pas grâce à l’article sur lequel vous m’avez renvoyé: ma monitrice (je monte en club) me disait « talons descendus, pointes de pieds vers l’extérieur » ce qui n’est pas bon d’après votre article. Et moi en tant que bonne élève, j’écoutais ses conseils croyant bien faire. J’essaierai avec les pieds parallèles la prochaine fois ;)

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    1. Oui, vous avez un mauvais équilibre avec les talons descendus et en pointant les orteils vers l’extérieur, c’est le meilleur moyen de rendre un cheval froid à la jambe ! Imaginez si vous montiez avec des éperons…
      Après la posture est un sujet qui fait toujours polémique, j’ai fait le choix d’adopter le balancier global, mais c’est un choix personnel (qui me convainc à 100%). ;)

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