Ce que les études nous révèlent sur la fertilité et la reproduction

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Mise à jour : octobre 2015

Limiter l’accès au fourrage peut limiter la fertilité de la jument
Les chercheurs ont observé 100 juments pur-sang arabes, âgées de 4 à 21 ans, cliniquement saines. Ces juments étaient sorties au paddock durant la journée, et rentrées au box pour la nuit. En plus du foin, elles recevaient également 4 kilos d’orge.
Ces juments ont été divisées en deux groupes : le groupe « schéma d’alimentation continu » (FC), et le groupe « mode d’alimentation standard » (SFP).
Dans le groupe « schéma d’alimentation continu », 50 filets à foin de 5 kilos ont été suspendus dans le paddock et remplis chaque matin. Les juments avaient 6 heures pour manger les 5 kg de foin (ce qu’elles ont fait) pendant la journée, et 17 heures pour manger l’orge et 5 kg du reste de foin dans le box.
Dans le groupe « mode d’alimentation standard », aucun foin n’était distribué dans le paddock. Elles avaient donc 7 heures pour manger les 10 kg de foin dans la nuit.
Les quantités distribuées étaient donc identiques pour les deux groupes, seul le mode de distribution changeait.

Les chercheurs ont découvert qu’il y avait une différence significative entre les deux groupes : celles qui ont reçu du foin toute la journée avaient moins d’anomalies d’œstrus, et un taux de conception plus élevé. Autre différence frappante : le taux de conception pour le groupe AC est de 81%, alors qu’il n’est que de 55% pour le groupe AS.

Les résultats obtenus révèlent que le simple schéma temporel de l’alimentation peut avoir un impact majeur sur la reproduction. Il est donc crucial de considérer que la régulation de l’alimentation peut être plus importante que la quantité de nourriture fournie. Ces résultats ouvrent également d’autres réflexions : la question de la gestion des animaux domestiques ou en captivité et de ses problématiques.
Les résultats convergent avec d’autres données montrant une amélioration générale du bien-être, révélée par les indicateurs de comportement. Ils sont également en accord avec les connaissances actuelles du système physiologique des chevaux. Les mécanismes impliqués restent toutefois en suspens. Une hypothèse possible : le fait que les chevaux reçoivent des quantités limitées de fourrage durant un laps de temps limité est un facteur de stress, et le stress chronique qui en résulte peut affecter la reproduction chez les chevaux comme il le fait chez les porcs, les moutons, et le bétail.
SOURCE : Temporal Feeding Pattern May Influence Reproduction Efficiency, the Example of Breeding Mares

L’exercice pourrait inhiber la reproduction des juments
Une étude menée par des chercheurs américains a révélé que l’exercice avait un effet néfaste sur la reproduction de la jument lorsqu’il est réalisé avant et après la fécondation.
Bien que de nombreuses études aient montré que l’exercice intense peut nuire à la grossesse des femmes, il n’y a pratiquement pas d’études sur l’exercice et ses effets sur le développement de l’embryon. D’autres études sont donc nécessaires.
SOURCE : Impact of moderate exercise on ovarian blood flow and early embryonic outcomes in mares

La douleur et son impact sur la reproduction
Dans la nature, la douleur agirait comme une protection, comme le fait de ne pas porter un poids supplémentaire sur un jambe cassée.
Il existe peu d’études sur la relation entre la douleur du cheval et son impact sur sa reproduction, mais elle a été clairement démontrées chez les bovins, et malgré le fait que ce soient des ruminants, les chevaux ne sont pas si différents. Le manque de données n’implique pas l’absence de relation.
SUITE DE L’ARTICLE

Les phases de la lune n’ont pas d’impact sur le sexe du poulain
Selon des chercheurs argentins, les phases de la lune n’auraient pas d’influence sur le sexe du poulain.
SOURCE : Lunar cycles at mating do not influence sex ratio at birth in horses

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Une réflexion sur “Ce que les études nous révèlent sur la fertilité et la reproduction

  1. Article intéressant! On pourra remarquer que l’estomac est un organe particulièrement lié au stress. En effet, de part son innervation, son fonctionnement est déréglé en cas de stress, avec parfois l’apparition d’ulcères, et l’inverse est vrai : un estomac vide trop longtemps risque de provoquer des crampes dues à la faim voire des ulcères et la douleur causée augmente le niveau de stress du cheval. Sans compter que la nature est bien faite et qu’il en va de la survie du petit qu’il ne soit pas conçu dans une période où sa mère souffre de faim. Or dans ce cas le corps ne fait pas de différence entre la faim due à la sous-nutrition et la faim ressentie entre deux repas trop espacés!

    Certains problèmes de fertilité des juments comme des entiers peuvent aussi être réglés par l’ostéopathie : c’est le sujet de mon dernier article! http://wp.me/p4BTVn-66

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