Comment les Français évaluent-ils le bien-être du cheval ?

L’IFCE a lancé un questionnaire en avril 2013, portant sur le bien-être de l’équidé. En un mois, l’institut a enregistré 2938 réponses, formulées à la fois par des professionnels et par des amateurs. Les résultats sont très intéressants, en voici quelques extraits.

Thématiques d’intérêt et sources d’information sur le cheval
La santé, le comportement, le bien-être et l’entraînement sont les sujets les plus plébiscités, suivent ensuite l’alimentation et les méthodes alternatives, puis les techniques équestres.

Avis sur les pratiques choquantes, en parenthèses, le pourcentage de fois cités.
Utilisation et détention du cheval (72 %) :

  • pratique éthologique utilisée à tout va ;
  • détention d’un animal sans un minimum de connaissances, nécessité d’un permis de détention ;
  • hyperflexion de l’encolure ;
  • méthode de débourrage violente, débourrage trop précoce des chevaux ;
  • surexploitation sportive de certains chevaux (objectif de rentabilité résultat, barrage des chevaux à l’obstacle, dopage) ;
  • course.

Logement (48 %) :

  • chevaux au box 24h/24 ne sortant que pour travailler ;
  • jamais de pause, avec lâcher en liberté au pré ;
  • désocialisation, isolement du cheval.
Les composantes du bien-être sont mieux évaluées, mais ont besoin d’être mieux appliquées.
Les composantes du bien-être sont mieux évaluées, mais ont besoin d’être mieux appliquées.

Conduites par l’homme (43 %) :

  • non respect de ses besoins fondamentaux (mouvement, grégarité, alimentation en continu…) ;
  • incompétence/méconnaissance des propriétaires/utilisateurs ;
  • peu de connaissances du cheval en tant qu’être vivant, enseignement seulement des « techniques » ;
  • plaisir et confort de l’homme avant tout, non respect de l’intégrité du cheval ;
  • maltraitance physique ou morale (justifiée par coutumes (corrida), usages et habitudes (tonte, tord-nez, entraves, fers, mors) ;
  • surprotection (cheval = poupée) fragilise le cheval, pas de liberté de peur qu’il ne se blesse, excès de couvertures, guêtres…

Matériel (32 %) :

  • utilisation abusive de mors inadaptés, d’enrênements et d’aides artificielles (cravache, éperons).

Alimentation (10 %) :

  • alimentation inadaptée (par méconnaissance ou pour des raisons économiques dans les pensions de chevaux) ;
  • nourriture industrielle, riche en concentrés sans fourrage.

Santé (7%) :

  • santé négligée, manque de soins, d’attention, de repos.

Avis des répondants sur les nouvelles pratiques et le bien-être du cheval
Le renforcement positif et les médecines alternatives (shiatsu, huiles essentielles, reiki…) sont davantage cités et mieux perçus comme favorisant le bien-être du cheval que la monte sans mors, le parage naturel et l’usage de selle sans arçon.
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