Complémenter son cheval en oméga-3

Cet article ne substitue pas aux conseils de votre vétérinaire ou d’un nutritionniste, contactez-les en cas de doute.

Ajouter des graisses dans la ration de son cheval, c’est souvent jouer au apprenti sorcier : laquelle ? quelle dose ? Tout est un peu confus, faisons le point.

Les omégas

Les graisses ont deux fonctions : fournir de l’énergie et des acides gras. Parmi ces acides gras, on distingue :

  • les oméga-3, acide alpha-linolénique,
  • les oméga-6, acide linoléique,
  • les oméga-9, acide oléique.

Les oméga-3 et 6 sont des acides gras polyinsaturés, ils font partis des acides gras essentiels, car l’organisme n’est pas capables de les synthétiser.

Ce n’est pas le cas des oméga-9 qui peuvent être fabriqués à partir d’autres acides gras saturés, mais le fait qu’ils soient fabriqués par l’organisme, n’exclue pas la consommation d’aliments riches en oméga-9.

Oméga-3 et oméga-6 n’ont pas la même fonction : les oméga-3 ont des actions anti-inflammatoires alors que les oméga-6 ont des propriétés inflammatoires.

Cela ne veut pas dire qu’il y a un bon ou un mauvais, l’organisme a besoin de ces deux acides gras, mais il y a une notion d’équilibre importante à respecter.
On ne connait pas encore le rapport exact, mais on conseille une proportion d’oméga-3 au moins 3 fois supérieure à celle des oméga-6 (au mieux, on parle même d’un ration 1/5).

Un cheval nourrit à l’herbe a peu de chances d’être carencé, mais s’il reçoit peu d’herbe et s’il est nourrit avec beaucoup de céréales, un supplément en oméga-3 peut être nécessaire, car en excès les oméga-6 sont préjudiciables au système articulaire, cardiaque, ils favorisent l’obésité… en bref ils « inflamment » l’organisme.

Quant aux oméga-3, ils ont eux, l’effet inverse, ils diminuent l’inflammation et ont un rôle bénéfiques sur :

  • le système cardio-vasculaire,
  • l’état des poils, des crins et des pieds,
  • la nervosité,
  • la qualité de la semence,
  • les articulations.

Où trouver des oméga-3 ?

Comme nous l’avons entre-aperçu, le cheval puise ses besoins ne acides gras essentiels dans son alimentation.
L’herbe fraîche contient environ 55% d’oméga-3, mais le foin en est moins pourvu (18 à 35%), il est donc recommandé d’en ajouter en hiver ou quand le cheval est nourri exclusivement au foin.

Les sources d’oméga-3 à privilégier :

  • l’huile de lin pressée à froid,
  • les graines de lin extrudées : elles ont l’avantage de contenir des protéines rares et utiles au cheval,
  • les graines de chia,
  • le son de riz riche en gamma-oryzanol qui a un effet positif sur le développement musculaire.

A contrario, les oméga-6 sont contenus dans les céréales (maïs, tournesol…) et le soja.