Le syndrome de Cushing équin (PPID)

Nom commun : Syndrome de Cushing équin
Nom français : Dysfonctionnement du Lobe Intermédiaire de l’Hypophyse (DPIP)
Nom anglais : Pituitary Pars Intermedia Dysfunction (PPID)

Le syndrome de Cushing équin
La maladie de Cushing est le trouble le plus commun du système endocrinien équin. La communauté vétérinaire préfère l’appeler par l’acronyme PPID, car il fournit un nom plus précis de la maladie. Généralement, ce trouble se produit chez les chevaux âgés, l’âge moyen d’apparition étant de 19 ans (mais on a rapporté des cas plus jeunes).
Le système endocrinien est composé de glandes qui communiquent avec d’autres glandes, qui communiquent alors avec des organes, par l’intermédiaire de signaux d’hormones qui circulent dans le sang. Chez les chevaux touchés par le PPID, le système de communication de la glande hypophyse ne fonctionne pas normalement. Ce manque de communication contribue à la production de niveaux anormalement élevés de nombreuses hormones.

Le PPID touche environ 30% de la population de chevaux et poneys (mais aussi les zèbres), en général les plus de 15 ans.
Certains chevaux peuvent être à la fois touchés par le PPID, et par le syndrome métabolique équin (SME).

Signes cliniques et diagnostic
Signes cliniques :

  • hirsutisme, mue difficile, poil bouclé,
  • fourbure,
  • transpiration excessive ou inappropriée,
  • fonte musculaire,
  • léthargie,
  • aspect ventru,
  • augmentation de la soif / production d’urine,
  • prédisposition aux infections,
  • cicatrisation lente.

Il est préférable de réaliser un test lorsque les chevaux et poneys ont des signes cliniques suspects, et ce afin de mettre en œuvre un plan de traitement et de gestion pour éviter la fourbure. Par ailleurs, il arrive également que les chevaux atteints soient résistants ou insuffisants à l’insuline, il faudra adapter le régime alimentaire.
Tester les chevaux et poneys qui souffrent de fourbure inexpliquée, ou ceux qui réagissent mal au traitement permettra d’identifier le PPID comme un facteur sous-jacent.
Les nouvelles recommandations sur les tests.

Les chevaux atteints de cushing ont besoin de soins.
Les chevaux atteints de cushing ont besoin de soins.

Traitements et soins
Les traitements visent à réguler la neurotransmission, il en existe plusieurs, du fait de leur coût et de leur durée (à vie), c’est un consensus entre le vétérinaire et le propriétaire. Cela n’exclue pas les soins, bien soignés les poneys et chevaux atteints peuvent espérer une vie longue et heureuse. Il faudra surtout veiller à :

  • un suivi dentaire régulier (risque d’infections et d’abcès, et difficulté à les soigner),
  • un suivi parasitaire personnalisé (l’immunodépression peut conduire à un surparasitisme),
  • un suivi du podologue ou du maréchal (risque d’abcès, de fourmilière et de fourbure),
  • tondre le poil l’été,
  • maintenir un poids optimal,
  • en cas d’insulinorésistance, l’alimentation doit être réduite en glucides,
  • la vitamine E et les oméga-3 préviennent la dégénérescence de l’hypophyse.