La sellerie minimaliste (moins de dépenses, plus d’efficacité !)

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Et si plutôt que de céder aux sirènes de la consommation compulsive, nous nous contenterions du nécessaire ? Découverte d’un véritable art de vivre : le minimalisme, autrement dit vivre mieux avec moins.

Le minimalisme, qu’est-ce c’est ?

  • Minimalisme : recherche de solutions requérant le minimum d’efforts, de bouleversements (par opposition à maximalisme) (Source : Larousse)
  • Le minimalisme, c’est quoi ? – Vivre avec moins

On peut dire que l’approche minimaliste est à contre-courant des préceptes de notre société. Cette société qui nous inculque à vivre dans la surabondance dès l’enfance. Nous accumulons tellement d’objets que nous payons de plus grande surfaces rien que pour les stocker. Et pourtant nous utilisons rarement tout ce que nous possédons, par exemple saviez-vous que nous portons 80% du temps seulement 20% de nos vêtements ?
Minimalisme, slow consommation, sobriété heureuse, peut-être avez-vous déjà entendu ces mots. Ces concepts ne sont pas nouveaux : il fut une époque où nous ne pouvions pas acheter, jeter et acheter encore, où on estimait mieux nos possessions. En fait si on regarde la définition originel du mot matérialiste, nous en sommes assez éloignés, notre société fonctionne plutôt sur l’obsolescence dans laquelle les objets perdent vite de leur valeur et sont remplacés mêmes s’ils sont toujours fonctionnels.
Alors pourquoi le minimalisme rend plus heureux ?

  • on y trouve plus de liberté : libérer de l’encombrement, nous sommes plus joyeux, plus créatifs et plus à mêmes de faire nos propres choix plutôt que de les subir,
  • on rééquilibre nos dépenses : plus de babioles à acheter, plus besoin de payer de grands espaces de stockage, consommation plus saine (plus de produits sains et home made), etc.,
  • on passe moins de temps dans le ménage et les centres commerciaux, et du coup nous avons plus de temps à consacrer à nos loisirs.
S'alléger du superflus.
S’alléger du superflus.

Comment rendre sa sellerie minimaliste ?
En tant que cavalier, nous cumulons énormément de matériels : sellerie, voiture, garage, dressing… Nous avons souvent le même type de matériel dupliqué en 2, 3 fois voire plus, et nous adorons les « au cas où ».

  1. Trier
    C’est l’étape la plus difficile, et le mieux pour la réussir est de se mettre en condition. Une des méthodes de tri consiste à étaler dans un même espace l’ensemble de nos affaires. Cette technique utilisée par les coachs en rangement permet d’avoir une visibilité claire sur le volume (parfois considérable) de nos objets.
    On peut ensuite classer les objets par leur fréquence d’utilisation : quand ai-je utilisé cet objet pour la dernière fois ? Est-ce que je l’aime ? Faites la chasse aux « au cas où » qui sont une source d’accumulation majeure dans nos vies.
    Cette étape peut être fractionnée et réalisée plusieurs fois dans l’année.
  2. Ranger et organiser
    Le matériel peut être rangé de plusieurs manières : par catégorie (pharmacie, « outils de tous les jours », textiles…), par saison (froid/chaud) et par degrés de saleté (parce que cuir et boue ne font pas bon ménage). On peut miser sur des boites pour compartimenter les affaires et de préférences aérées afin d’éviter les mauvaises odeurs et les moisissures. Privilégiez de boites de tailles moyennes, pas trop grandes pour ne pas nous inviter à les remplir et pas trop nombreuses pour ne pas retomber dans le piège de l’accumulation.
  3. Entretenir
    C’est l’étape qui peut paraître une corvée, mais qui est essentielle pour le long-terme, car bien entretenu un licol, une brosse… peuvent être utilisés des années ! Pour cela misez sur des produits qui vous correspond : si vous êtes plutôt négligeants, optez plutôt pour des matériaux synthétiques résistants. Si vous êtes plutôt soigneux, vous pouvez choisir des matières nobles et naturelles, mais plus difficiles d’entretien comme le cuir ou le bois.

Adieu shopping compulsif
Avant d’acheter, demandez-vous si vous avez vraiment besoin de cet objet et si une de vos affaires actuelles n’a pas la même fonction ou ne peut pas la devenir. N’achetez pas sur un coup de tête, laissez votre projet mûrir, quelques heures, quelques jours voire quelques mois. Dans la plupart des cas, l’idée d’achat sera abandonnée.
Aujourd’hui, mes achats équestres sont devenus très rares voire exceptionnels et lorsque j’achète quelque chose, c’est un projet mûrement réfléchi, même si ce n’est que pour quelques euros. Et quand il le faut, je n’hésitez pas à mettre le prix dans de beaux produits dont je sais qu’ils pourront m’être utiles pendant de longues années.

Exemple d’une sellerie minimaliste pour un cheval qui vit en extérieur

La base :

  • 1 licol solide, léger et confortable + 1 longe,
  • 1 étrille américaine,
  • 1 Striphair pour enlever le poil mort en toute saison,
  • 1 brosse douce pour lustrer et enlever les peaux mortes,
  • 1 peige en corne pour démêler en douceur,
  • 1 cure-pied,
  • 1 brosse métallique,
  • 1 sac en toile en guise de sac de pansage,
  • 1 petit sceau souple pour les compléments,
  • 1 pharmacie.

La sellerie :

  • 1 bridon sans muserolle, frontal et sous-gorge,
  • 1 tapis,
  • 1 selle équipée résistante et utilisable en tout temps,
  • 1 fly-mask résistant qui fera plusieurs saisons

Les options :

  • 1 couverture imperméable si le cheval ne dispose pas d’abris, l’astuce est d’utiliser des liners pour ajuster l’épaisseur de la couverture plutôt que d’en acheter une nouvelle,
  • 1 couverture séchante.

Esthétique minimaliste
Personnellement, j’invite le minimalisme jusque dans mes choix esthétiques, préférant sublimer le corps du cheval plutôt que le matériel. Par exemple, je choisis des tapis plutôt que des chabraques, de couleurs neutres et discrètes. Je rêve aussi de faire réaliser par un artisan-sellier un simple bridon sans muserolle, frontal, ni sous-gorge comme on peut le voir sur la photo au dessus. Mon objectif est d’obtenir un rendu épuré et léger.

Faire des économies et de l’espace : pensez à la sellerie partagée et aux produits home made
Il suffit un peu d’organisation et d’une bonne entente, mais partager permet de réduire beaucoup de dépenses et gagner de l’espace, surtout quand il s’agit de matériels encombrants ou utilisés qu’occasionnellement.
Le home made est aussi possible dans nos pratiques équestres, prenez l’exemple des produits de soins : il n’y a rien de sorcier à concocter soi-même un démêlant ou un produit assainissant pour les pieds.

Idée de sellerie partagée :

  • du matériel de carrière : 1 chambrière, des plots, 1 bâche…
  • du matériel de sellerie : 1 couteau de chaleur, 1 râpe, 1 paire de ciseaux,
  • des produits de soins : une pharmacie avec des produits de base, de l’argile.

Et dans la penderie ?
Pour s’habiller, il n’est pas non obligatoire de choisir des équipements spécialisés : pantalon de ville souple et bien taillé, jogging, t-shirt, polaires, vestes… tout peut se trouver hors du rayon équitation. C’est parfois moins cher, plus performant et s’il veut trouver des textiles responsables, le choix est également plus vaste (même si de plus en plus de marques équestre s’engagent dans cette voie !).

Pour aller plus loin :

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8 réflexions sur “La sellerie minimaliste (moins de dépenses, plus d’efficacité !)

  1. Je maintiens, pour un bateau, le cheval est tout de même capable de tourner (et la succession d’exercices prouvent leurs intérêts sur la locomotion) : en comparaison avec les véritables paquebots du dressage moderne, cette vidéo reste très agréable à regarder parce que devenue trop rare !

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  2. Merci pour ce article !
    Je partage complètement votre philosophie, je suis parfois atterrée de voir la quantité de matériel accumulé par les cavalier(e)s, et moi aussi j’apprécie le style de matériel discret et épuré tant en terme de couleurs que de forme qui met le cheval au premier plan de la scène et laisse voir sa beauté naturelle plutôt que les couleurs flashy qu’on voit bien avant et bien plus que le cheval.
    Et c’est sur que si on veut minimiser l’entretien, le cuir n’est pas toujours la meilleure des options, surtout que quand on veut investir dans de la qualité ça chiffre vite. Ne serait ce que les pièces d’usures (bridon, étrivières, sangles, rennes) qui peuvent être en biothane par exemple, pour acheter une bonne selle bien adapté au cheval avec les économies qui sont réalisées.
    Pour le reste une raclette de carreleur remplace tant le strip’hair lors des mues, que le couteau de chaleur, la bache peut être celles qu’on a utilisées pour refaire la peinture dans la maison, etc.
    En cherchant bien on a déjà pleins de choses chez nous =)

    Aimé par 1 personne

    1. Merci pour votre commentaire. :)
      Je ne suis pas trop fane de la raclette de carrelage, car elle ne convient pas aux parties sensibles (tête, membres) et elle ne s’est pas avérée efficace pour tout le monde. Je conviens cependant que le prix de la Striphair pourrait être plus bas.

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  3. niveau minimaliste, rien de tel qu’un mors meroth :P (mais quand on sait que j’ai a coté de ça un filet, une bride, un sidepull et une cordelette …. raté ! )
    pour éviter l’accumulation du « pour assortir » mon padd compensateur et mes guêtres sont noirs, comme ça peut importe la couleur du tapis, c’est assorti à mes cuirs donc pas besoin d’acheter des « ensembles de couleur »

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  4. Ouiiiiii ! J’adore. Je viens de lire un livre justement sur l’art de l’essentiel.
    J’ai fais un sacré tri. J’ai donné mes enrênements que je n’utiliserais plus jamais, j’essaie de donner mes couvertures que je n’utilise pas à des associations et vendre quelques euro du matériel.

    Pas toujours facile de ne pas recraqué mais j’avoue que depuis que mes chevaux ne sont monté plus que en licol étho, j’ai fais des économies en terme de briderie, mors , …

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  5. Je trouve l’idée vraiment intéressante, se contenter de l’essentiel et faire des choix en fonction de l’utilité qu’on en a réellement ! Cependant je mettrais un petit bémol au sujet des vêtements d’équitation, pour les pantalons surtout, je n’ai jamais trouvé de pantalon hors du rayon équitation qui soit suffisamment bien coupé, en tout cas pas autant qu’un pantalon d’équitation vraiment dédié à cet usage.

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