Ce que les études nous disent sur… la relation humain-cheval

Article mis à jour le 31 mai 2021

La moitié des accidents surviennent par méconnaissance du cheval

Une étude danoise a révélé le résultat d’une étude menée dans le pays, elle a été menée par la SPA danoise et présentée à l’ISES. Chaque année, en moyenne, 9 000 accidents sont pris en charge. Sur ces accidents, le constat est surprenant : la moitié d’entre eux surviennent à cheval, tandis que l’autre moitié est survenue quand le cavalier était à pied.

La voix

Concernant la voix, plusieurs études montrent que le cheval est bien capable de différencier le ton d’une voix humaine, qu’ils soit doux ou dur, mais également qu’il est capable de reconnaître des voix familières et à ce jeu là, les juments seraient plus douées que les mâles.

Dépression, agressions : des signes de mal-être

Les résultats d’une étude française ont montré que comportements négatifs seraient une conséquence directe de la façon dont les chevaux sont gérés et travaillés. Le bien-être du cheval est donc un facteur crucial dans notre relation avec lui.

Les chevaux préfèrent-ils les hommes ou les femmes ?

En matière d’équitation, on dit souvent que les femmes font preuves de plus de sensibilité que les hommes. Est-ce vrai ? Il semblerait que non. Des chercheurs autrichiens ont montré que le cheval ne fait aucune distinction de genre : monté par un homme ou une femme, les réponses au stress sont identiques.

Relation avec le poulain : tout dépend de celle que l’on a avec la mère

Une étude française a montré qu’une mauvaise relation avec une poulinière peut affecter la relation que le poulain a avec l’Homme. De plus, les résultats montrent qu’il n’est pas nécessaire de manipuler le poulain, car ces manipulations sont stressantes et peuvent modifier le comportement cheval-poulain. Il est préférable de faire des approches indirectes afin d’établir une confiance durable.

Comportement et posture dans le travail en liberté

Dans une étude portant sur les techniques employées dans les ronds de longe (cheval en liberté), il a été révélé que par rapport aux amateurs, les professionnels bougeaient moins leur bras, regardent davantage les chevaux durant les transitions, rencontrent moins de signes conflictuels et moins de signes de soumission (tête baissée, se lécher, mâcher) de la part de leurs chevaux.

Les résultats suggèrent que les comportements de soumission apparaîtraient plus facilement après des situations de conflits. D’autre part, cela révèle l’importance de maîtriser le timing et les indices subtils dans ce genre de techniques (et d’un autre côté, les lacunes de certains amateurs).

Les chevaux sont capables de lire et de retenir les émotions humaines

Une étude britannique a montré que les chevaux étaient capables de lire les expressions faciales d’une personne. Lorsque celle-ci montrait des signes de colère, le rythme cardiaque du cheval s’accélérait et ce dernier tournait sa tête de façon à analyser cette situation de son œil gauche (comportement d’analyse déjà connu chez le chiens).

Les résultats ont montré que les chevaux réagissaient beaucoup plus aux expressions faciales négatives que positives, certainement pour reconnaître et réagir plus rapidement aux menaces. Les chercheurs ont aussi montré que les chevaux sont capables de retenir l’émotion humaine quand il rencontre la même personne durant la journée.

Les chevaux sont capables de demander de l’aide aux humains

Dans une étude anglaise, des chercheurs ont pu démontré que les chevaux étaient capables de demander de l’aide aux humains pour résoudre leur problème et ils ont fait encore plus d’efforts s’ils pensaient que l’humain ignore l’enjeu (une récompense).

Les chevaux peuvent apprendre en regardant d’autres espèces (des humains)

Des chercheurs allemands ont observé 12 chevaux pendant 2 semaines, un humain familier ouvrir une boite à friandises, à la fin de l’expérience, 8 ont su apprendre à ouvrir la boite.