Pourquoi les mentions « sans céréales » ne me convainquent pas à 100%

Une mention sans céréale suffit-elle à la qualité d’un aliment ?

Les industriels ont compris qu’il fallait commencer à produire des aliments adaptés aux besoins des carnivores, c’est-à-dire une alimentation riche en protéines animales et pauvre en glucides. Ils ont donc commencé à élaborer des gammes de produits sans céréales afin de ne répondre aux nouvelles demandes du marché. C’est une excellente nouvelle… si l’on sait encore éviter certains pièges, car même exempts de céréales, certains restent loin d’être la panacée. Il arrive même que les taux de glucides soient comparativement les mêmes que ceux que l’on trouve dans les croquettes avec céréales.

Une autre pratique consiste à augmenter les teneurs en protéines par le biais de protéines végétales issues de légumineuses. Le fait d’utiliser des pois plutôt que la viande permet de diminuer les coût de production et donc le prix final. Malheureusement si cela paraît un bon compromis sur le papier, l’excès de protéines végétales est aussi problématique que l’excès de glucides. Pour comprendre pourquoi, je vous recommande vivement la lecture de ces articles vétérinaires, simples et complets (et pour une fois, en français) :

Il y a donc à boire et à manger dans le marché du « sans », alors comment éviter les pièges marketing ? C’est très simple : plus vous accumulerez des connaissances sur les besoins physiologiques du chat, moins vous vous ferez piéger. Méfiez-vous des appellations, des labels, des belles images de félins sauvages et misez sur le décryptage des compositions ! Et j’espère que les articles vous aideront dans ce sens.