Réchauffement climatique et chevaux : ce qu’il risque d’arriver et comment agir

La planète Terre a vécu une vague de chaleur sans précédent qui nous a donné un avant-goût ce que l’on pourrait vivre dans les années à venir de façon systématique.

Selon le climatologue Jean Jouzel, on pourrait s’attendre à des températures entre 50 et 55 degrés sur l’Est de la France d’ici 2050.

A l’échelle de la Terre, ce changement va s’opérer en une fraction de seconde et une fraction de seconde ne suffit pas pour que la Nature s’adapte, c’est la raison pour laquelle nous sommes actuellement en train de vivre la 6ème extinction de masse des espèces.

Les conséquences pourraient donc être dramatiques pour notre vie, mais elle aussi pour nos chevaux. Monter à cheval deviendra impossible avec de telles températures, mais ce ne sera qu’un problème mineur si nous ne parvenons même plus à nourrir nos chevaux correctement.

En effet, les récoltes de foin pourront s’amoindrir et les réserves d’eau diminuer. Nos chevaux risqueront alors de perdre du poids, d’être déshydratés, d’être exposés à des insolations, de périr dans un incendie de forêt ou tout simplement de succomber s’ils sont trop faibles.

La planète ne s’arrêtera pas de tourner, mais l’ancien monde que nous connaissions est voué à disparaître.

Selon les scientifiques, nous avons entre 1 et 2 ans pour changer les choses, car la lutte contre le réchauffement climatique est presque perdue.

N’attendons pas des gouvernements qu’ils prennent à bras le corps le problème ni l’autre pour agir, œuvrons et serrons nous les coudes ensemble pour construire ce qui est déjà demain !

Alors que pouvons-nous faire ?
Je vais citer des idées, des actions sans entrer dans les détails parce que chaque point mériterait un article (voire un livre) et ce serait trop long de le faire ici, mais aussi parce que je souhaite directement aller à l’essentiel et m’attaquer au fond plutôt qu’à la forme. Pour ceux qui souhaitent prolonger leurs recherches, vous trouverez une liste de références bibliographiques ainsi qu’une vidéo à écouter (parmi d’autres très intéressantes aussi).

Sortir de notre fiction de l’ancien monde : travailler pour consommer
Changer de métier pour réaliser quelque chose qui nous plaise vraiment et qui œuvre pour la société.

Mieux s’informer
S’informer via des médias indépendants qui traitent de sujets plus essentiels et plus intéressants.

Arrêter de surconsommer
Arrêter d’acheter des objets inutiles et des objets/produits toxiques.
Essayer de faire une analyse du cycle de vie avant d’acheter quelque chose (produit/service) afin d’évaluer les impacts (négatifs ou positifs) de celui-ci : extraction – fabrication – utilisation – destruction/recyclage.
« Chaque achat est un vote. »

Technologie
Apprendre à se passer des appareils électroniques non vitaux (smartphones, tablettes, appareils de cuisine, etc.) qui exploitent des métaux rares, nourrissent des conflits humains et qui ne sont pas recyclables.
Réduire l’externalisation de ses données (informations, photos, vidéos) qui surchauffent les serveurs.
Débrancher ses appareils non utilisés.
Réparer et acheter de seconde main.

Changer et maîtriser son alimentation
Dans notre cas, les terres et l’eau que nous exploitons pour nourrir des animaux de bouche (bovins, porcins, volailles…) pourraient plutôt être utilisées pour produire du foin afin de prévenir les pénuries. En d’autres termes, remplacer les cultures de maïs par du foin, et pourquoi pas ?
Changer son alimentation passe par une alimentation (presque) exclusivement à base de plantes produites localement et dans le respect de l’environnement (agriculture bio, permaculture).
Privilégier des produits bruts plus économiques et plus sains plutôt que des produits transformés dangereux pour la santé.
Lutter contre le gaspillage alimentaire mais aussi contre stock alimentaire en mangeant ce l’on a dans nos placards.

Faire le choix d’une vie simple
S’affranchir du besoin d’accumulation afin de gagner en temps et en argent.
Mots clés de ce chemin : simplicité volontaire, minimalisme, lagom.

Déplacements
Réduire nos déplacements, y compris touristiques.
Faire du vélo (ou du cheval 😉 ).
Réduire la taille de notre voiture, apprendre à économiser sur le carburant et les pièces de rechange en changeant notre façon de conduire en désencombrant celle-ci si nécessaire.

Stop plastique, stop déchets
Tenter de réduire à zéro notre consommation de plastique et nos déchets y compris recyclables (le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas).
Remplacer les produits jetables par des solutions durables.
Acheter en vrac.
Acheter de seconde main.
Choisir des matériaux durables (inox, bois, coton, lin…).
Pour rappel : 60% de nos déchets plastiques proviennent de nos emballages et que la majorité des microplastiques trouvés dans l’eau sont issus du lavage de nos vêtements synthétiques et de l’usure de nos pneus.

Logement
Déménager dans un logement plus petit, moins consommateur d’énergie qui freinera les envies d’accumulation et la dépendance aux banques.

Parentalité
Faire le choix de ne pas avoir d’enfant (mouvement GINKs), nous sommes déjà trop nombreux et les générations suivantes connaîtront des conditions de vie difficiles voire hostiles.
Éduquer nos enfants autrement.

Je vous invite à écouter la vidéo ci-dessous qui reprend et développe certains des points évoqués plus haut :

Bibliographie :

  • Cyril Dion (livres et film Demain)
  • Aline Gubri, Zéro plastique, zéro toxique, Thierry Souccar, 2017
  • Béa Johnson, Zéro déchet, J’ai lu, 2015
  • Benedicte Moret & Jérémie Pichon, Famille zéro déchet, Thierry Souccar, 2016
  • Pierre Rabhi
  • Fumio Sasaki, L’essentiel et rien d’autre, Guy Tredaniel, 2017
  • Angélique Houlbert & Thierry Souccar, La Meilleure façon de manger, Thierry Souccar, 2015
  • Ainsi que de nombreux autres blogs à découvrir sur ces thèmes.

Crédit photo

7 commentaires sur « Réchauffement climatique et chevaux : ce qu’il risque d’arriver et comment agir »

  1. Bonjour
    l’équitation ne me paraît pas une activité particulièrement vertueuse du point de vue émission de CO2 (je suis cavalière, et on me fait parfois la remarque) : voitures puissantes pour tirer les vans, camions, kilomètres parcourus pour aller au club, en stage ou en concours (on choisit rarement son écurie parce qu’elle est proche d’une gare…), gros besoins en matériel encombrant (selles, filets, couvertures, protections du cheval et du cavalier…).

    Du coup on est plutôt mal placé pour donner des conseils.

    J'aime

  2. Je suis obligée de vous contredire sur ce point-ci « Dans notre cas, les terres et l’eau que nous exploitons pour nourrir des animaux de bouche (bovins, porcins, volailles…) pourraient plutôt être utilisées pour produire du foin afin de prévenir les pénuries. »
    Pour commencer, le foin ne se conserve pas éternellement, un foins de 2 ans commence déjà à ressembler à de la poussière et sa composition en éléments nutritifs devient quasi nulle.
    Ensuite, il s’agit plutôt de consommer mieux et moins, en choisissant de manger de la viande d’animaux élevés sur des pâtures, voire sur des parcours (alpages, collines…) qui offrent entre autres bénéfices de ne presque pas utiliser de terres arables, d’entretenir nos paysages et de produire de la viande bonne au goût et pour la santé, produite dans le respect des animaux et des Hommes qui les élèvent. Le monde n’est pas binaire!

    J'aime

    1. Si nos terres sont cramées tous les étés, les foins n’attendrons pas 2 ans avant d’être consommés, il faudra déjà en distribuer l’été et même s’attendre à des pénuries comme c’est déjà le cas dans certaines régions !

      Ensuite, je vais faire bref concernant votre point sur la viande, je n’ai pas envie de développer le débat ici ce n’est pas le lieu, ainsi tout commentaire non constructif ne sera pas validé.
      Alors en bref :
      1. La viande n’est pas bonne pour la santé.
      2. Il n’est pas possible produire de la viande pour 7 milliards de personnes, la terre ne dispose pas des ressources nécessaires.
      3; On ne peut parler de respect de l’animal quand on le tue.

      En ce qui concerne notre façon de travailler la terre, je dis oui, là c’est un vrai sujet.

      Aimé par 1 personne

    2. Marie, Le foin bien fait, dans de bonnes conditions se conserve bien plus que 2 ans. nous donnons actuellement du foin de 2014 et il est aussi beau qu’au premier jour et sans un brin de poussière. bien sur il n’a certainement plus toutes les vitamines et minéraux de la première année mais les CMV sont là pour palier au soucis, le plus important étant que le cheval ait de la fibre à manger. et les rares bottes qui seraient impropres pour les chevaux sont utilisées pour pailler le jardin et fournissent ainsi un amendement à notre sol pauvre.

      J'aime

  3. Les chevaux ne devraient plus servir à la compétition (sport que le cheval n’ a pas choisi) mais à ce déplacer. C’ était sa 1ere mission après la domestication. C’ est un rêve de remettre l’ attelage au goût du jour pour remplacer les véhicule polluant au lieu de mettre les chevaux de trait à la boucherie…Et si on prenait le temps de voyager à cheval comme avant ?

    J'aime

  4. Merci pour cet article qui sort des clous certes, mais tellement vrai !

    Pour la virevolte va falloir speeder.. c’est pas gagné ! y a toujours ceux qui disent  » Oui mais ….. »
    L’humain est tellement égoïste, décevant. Pour 1 homme bon et cohérent, il y a 1 mauvais, 1 fou, 1 opportuniste, 1 mercantile et 1 idiot…. autant dire qu’on est mal barrés :((

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.