[Isa Danne] Aides diagonales et rectitude

Isa danne et Othermix (pur sang) épaule en dedans dans la rectitude (sans pli) sur rênes fluide car le cheval est dans l’équilibre.

Aujourd’hui il m’est apparu essentiel de parler des aides diagonales, de leur mise en place ainsi que de leur raison d’être.

Qu’est-ce que les aides diagonales ?
C’est l’utilisation d’une main et d’une jambe opposées, main droite-jambe gauche et main gauche-jambe droite.
Ces aides doivent être mises en place dès le tout début du travail du cheval, car c’est la compréhension de celles-ci, ainsi que leur strict respect, qui va permettre au cheval d’aller jusqu’au plus haut niveau de dressage dans l’équilibre, l’impulsion et la sacro-sainte rectitude.

Mais attention, de la qualité de la mise en place des aides diagonales résultera la rectitude et donc la légèreté de toute votre équitation, puisqu’elles agissent sur l’équilibre !
Comment les mettre en place dans la finesse.

Ce sont des choses que j’ai déjà souvent évoqué dans mes articles précédent, hélas je me rends compte que certains cavaliers sous-estiment le degré de finesse dont je parle.
La mise en place que je propose, si elle est bien comprise, permet que « le souffle de la botte » devienne une réalité physique, concrète et réelle (mes nombreux élèves pourront en attester).
Que la barrière de la main, sur une simple résistance, une tension très très fine, permette un rééquilibrage immédiat.

Epaule en dedans avec pli, La Guérinière.

J’en reviens au « comment mettre tout ceci en place ».
J’ai pris le parti de ne jamais utiliser le stick pour le travail de deux pistes donc, pour le « respect » des jambes et de leurs actions dans la demande latérale, je me sers du pli.
Le stick n’est réservé qu’à la demande d’impulsion.

Partons du postulat qu’il n’y a pas de problème d’impulsion (si c’est le cas il faut régler le problème avant toute chose et y revenir dès qu’elle disparait).
J’utilise (dans les débuts) l’épaule en dedans sur le cercle et la contre épaule en dedans sur la piste pour faire comprendre aux chevaux comment répondre finement à mes demandes et comment identifier la nature de mes aides.

Dans le cas de l’épaule en dedans sur le cercle, je fais une rêne d’ouverture (main intérieure qui s’éloigne de vous) pour mettre un pli léger ou plus important en fonction de la réponse de mon cheval à ma jambe intérieure (le postérieur intérieur doit croiser).
La jambe intérieure qui « touche » doit le faire délicatement sur le flanc de votre cheval, il est absolument inutile d’y mettre de la force ou de gratouiller avec son talon ou son éperon. C’est même à proscrire si on veut vraiment réussir (la bonne place de la jambe doit conserver votre étrivière à la verticale du sol).
La rêne extérieure, dite régulatrice, doit, en fonction des besoins (surtout au tout début de l’apprentissage) soit résister dans son axe (c’est-à-dire en direction de votre hanche) soit résister, et en même temps s’écarter vers l’extérieur si le cheval tombe à l’intérieur de son cercle.

Ce qu’il faut bien comprendre c’est que le pli vous donne le postérieur qui va croiser, c’est pour cette raison qu’il ne sert à rien de mettre beaucoup de jambe (c’est vraiment inutile et préjudiciable à une belle équitation). Souvent les cavaliers se trouvent en difficulté face à ce nouvel apprentissage car ils n’osent tout simplement pas faire. Les raisons sont multiples : peur des résistances qui paraissent trop dures, incompréhension de l’objectif de ce travail, résistances psychologiques du cavalier face aux nouveaux apprentissages, etc.

Emilie Boissady et El Cid, trot moyen. El Cid est dans une belle rectitude permetant un travail en précision de gestion de l’équilibre même dans une allure plus ample, plus forte.

Quand vous aurez senti le bon mouvement, c’est-à-dire une réponse fine donc juste, alors vous en ferez un préalable dans tout votre travail.

Gardez toujours en tête que les résistances que vos chevaux, plus ou moins éduqués, vont vous opposer, seront à la hauteur de leur problématique d’équilibre, dans leur corps mais aussi dans leur tête, sans compter vos propres erreurs. Donc ne doutez pas trop et essayer le « faire comprendre », osez faire et récompensez dès que vous obtenez une bonne réponse. En revanche, pour ceux qui ne doutent jamais redoublez de vigilance.
Une fois que c’est clair pour le cheval sur le deux pistes, il est facile de retrouver les mêmes réponses sur la ligne droite. C’est seulement et uniquement de cette manière qu’on peut parvenir à la parfaite rectitude.

La rectitude
Si votre cheval, sur du deux pistes à chacune des mains où vous travaillez, répond de manière immédiate et fine au rééquilibrage demandé par la rêne régulatrice, alors automatiquement, lorsque vous le mettez sur une ligne droite, au moindre déséquilibre sur l’épaule gauche ou droite ou les deux épaules, votre cheval se rééquilibrera avec finesse sur simple action de vos aides diagonales.

Par exemple : votre cheval sur la piste à main gauche tombe sur l’épaule droite (donc à l’extérieur de la piste), provocant souvent, par effet diagonal, l’entrée du postérieur intérieur, voire même des hanches, en piste intérieure.
A partir du moment où votre rêne gauche régulatrice et votre rêne droite régulatrice sont comprises et acceptées, alors c’est un peu comme si, lorsque vous êtes droit, vous aviez deux rênes régulatrices. Ce qui vous donne le pouvoir sur les hanches de votre cheval, donc sur son équilibre, donc sur la rectitude donc sur sa légèreté.

Dom Diogo De Bragance au piaffer en descente d’aide. Ce n’est possible, sans que le piaffer ne se perde, que si le cheval à été bien dressé aux aides diagonales.

Pour mieux vous faire comprendre ce que je viens de dire, je vais parler de l’action et de la valeur de cette rêne régulatrice si essentielle au rassembler.

Au tout début il n’est pas naturel aux chevaux d’y répondre, ni de répondre d’ailleurs à la jambe intérieure. C’est pourquoi il faut travailler assidument les exercices en deux pistes.
Ces exercices de deux pistes permettent aux hanches de s’assouplir, de se renforcer et de donner la juste réponse, d’être accessibles. Pour faire simple, la main gauche ferme la porte à l’épaule gauche donc la hanche droite s’abaisse (plus ou moins fort en fonction du niveau de rassembler).

Pourquoi faut-il mettre en place les aides diagonales ?
Tout simplement parce que c’est le seul moyen d’éduquer et d’associer l’action de rééquilibrage des mains à l’abaissement des hanches.
Cela vous permet ainsi de rectifier toutes les pertes d’équilibre et donc d’accéder à une véritable et parfaite rectitude qui vous mènera vers le rassembler classique : léger et avec impulsion.

Audrey Perret et Viens Danser, la véritable rectitude acquise dans le travail d’équitation classique profitera à votre cheval qu’elle que soit ses activités sportives.

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