Concilier écologie et alimentation du cheval : les ingrédients à éviter

Si vous boycottez le nutella parce que vous vous souciez du sort de la forêt tropicale et de ses habitants cet article est pour vous.

La production de matières premières destinées à l’alimentation animale cause d’importants dégâts écologiques. Il ne s’agit pas seulement des vaches, des poules ou des cochons, les marques d’aliments pour chevaux se servent aussi de ces mêmes ingrédients pour composer leurs aliments.

Alors quels sont ces ingrédients problématiques et quelle alternative pour les remplacer ?

De l’huile de palme

On trouve désormais de l’huile de palme dans l’alimentation du cheval : dans les friandises pour chevaux.

Même si ses conséquences sont désormais bien connues : l’huile de palme est la première cause de déforestation dans le monde entraînant la chute dramatique de la biodiversité.

C’est également une culture concernée par le travail des enfants (en Indonésie).

La culture du soja et palmiers à huile sont les deux premières causes de déforestation dans le monde.

Du soja OGM

La culture du soja est la deuxième cause de déforestation après le palmier à huile et elle est principalement destinée à l’alimentation animale. Le soja cultivé pour l’alimentation animale est principalement de source OGM, aliments pour chevaux compris.

Cette culture est également une grande consommatrice de biocides.

Les alternatives au soja OGM :

  • les légumineuses (luzerne, sainfoin…) et les légumineuses (pois),
  • le soja français non-OGM (Reverdy en propose dans ces aliments par exemple),
  • les compléments en protéines pures.
Quand le soja remplace la forêt tropicale.

Du maïs

Comme le soja, le maïs est également un gros acteur dans la déforestation et principalement issu de cultures OGM. C’est aussi et surtout un énorme consommateur et gaspilleur d’eau.

On utilise le maïs pour sa richesse en graisses, mais on peut facilement le remplacer par du tournesol (huile ou graines), de l’huile de colza ou du lin (huile ou de graines extrudées).

Du blé

Les cultures de blé sont fragiles et nécessitent de grandes quantités de biocides (insecticides, pesticides, herbicides…) ce qui a des répercussions sur la santé et la biodiversité.

C’est aussi une céréale peu digeste (gluten, amidon…) et sa texture augmente le risque d’obstruction œsophagienne.

Pour ces raisons, il vaut mieux éviter le blé et préférer d’autres sources de céréales ou un rééquilibrage alimentaire, car dans la réalité peu de chevaux nécessitent l’apport de concentrés.

On trouve également des marques qui n’utilisent pas de blé dans leurs aliments, parmi elles il y a Dynavena et Reverdy.

La glucosamine et la chondroïtine

La glucosamine et la condroïtine sont des compléments alimentaires utilisés pour préserver les tissus articulaires. Ils posent problème sur le plan écologique parce qu’ils sont extraits à partir de crustacés, de poissons, de requins voire de tortues

Pour préserver la santé du cartilage, il n’est pas un remède miracle : celle-ci passe avant tout par de la prévention plutôt que des compléments :

  • le maintien optimal du poids,
  • des soins réguliers : parage, ostéopathie,
  • du matériel adapté,
  • un travail adapté,
  • une alimentation calculée avec un contrôle des apports en protéines, oméga-3, vitamines et minéraux.
La glucosamine et la condroïtine sont issues de poissons, crustacés, requins et parfois de tortues.

Une alimentation durable pour son cheval ?

Si nous devons définir l’alimentation durable pour le cheval, ce serait une alimentation simple, naturelle, locale et peu énergivore.

On peut par exemple :

  • préférer les aliments simples et produits localement,
  • augmenter la part de fourrage et travailler sur ses qualités nutritionnelles,
  • miser sur une complémentation calculée et respectueuse des ressources.