Prévenir et soigner la pourriture de fourchette

La pourriture de fourchette est une affection courante chez le cheval. Elle touche aussi bien le cheval qui vit au box/paddock que celui qui vit au pré.

Qu’est-ce que la pourriture de fourchette ?

L’origine de la pourriture de fourchette est une bactérie ou un champignon qui profite de l’humidité extérieure pour se loger dans la fourchette, et particulièrement dans la lacune médiane centrale.

Cette affection forme alors une sorte de trou/séparation qui peut alors remonter jusqu’aux tissus conjonctifs et devenir une source de douleur pour le cheval.

L’équilibre du pied n’est pas parfait (la contrainte de la photo de la photo libre de droit), mais on voit ici une lacune médiane potentiellement atteinte d’une pourriture.

Quelles sont les causes de la pourriture de fourchette ?

Cause Problème Solution
Parage Un développement inadéquat du pied, comme les talons rétractés, peut être une porte ouverte au développement d’une pourriture. Equilibrer le pied.
Alimentation Une alimentation carencée et/ou déséquilibrée peut fragiliser le pied et diminuer l’immunité du cheval. Vérifier l’équilibre de la ration et notamment l’apport en méthionine, cuivre, zinc, vitamine B et sélénium.
Environnement Les pieds dans la boue et les crottins sont le terrain idéal pour le développement des affections. Stabiliser le sol afin que le cheval garde un maximum ses pieds au sec. Multiplier et déplacer régulièrement les points d’affouragement permettent aussi de réduire le piétinement. Et si ce n’est pas possible, il faut au moins évacuer le foin pourri, la paille souillée et les crottins.

Soigner ou prévenir une pourriture de fourchette : les solutions possibles

On trouve dans certaines compositions des substances toxiques, irritantes, cancérogènes comme l’acétate de plomb, l’acide picrique, le formol, le méthoxyméthane, les PEG, le polysorbate 60, le stéarate d’aluminium etc.
Et parfois, on ne sait pas, car le fabricant nous donne peu voire aucune information.
Personnellement, j’essaie de limiter au maximum les ingrédients trop nocifs pour l’environnement.

Qu’est-ce qu’on garde alors ?
J’ai essayé de répondre à cette question dans le tableau ci-dessous en sélectionnant des solutions préventives et/ou curatives les moins toxiques possibles.

Par soucis écologique, j’ai exclus les produits contenant de l’huile d’avocat.

Pour essayer de ne pas faire un grand tableau illisible, j’ai scindé les produits en trois groupes : les solutions 2 en 1, les solutions préventives et les solutions curatives.

Les solutions préventives et/ou curatives

Les solutions préventives

Retour d’expérience pour certains produits :

  • l’huile de cade a une odeur très forte qui reste sur les vêtements. Elle peut aussi tâcher. A appliquer avec des gants,
  • les produits à base d’argile (sauf ceux qui contiennent du coton) peuvent moins bien tenir sur certains terrains.

Informations à connaître concernant l’impact environnemental de certains ingrédients :

  • l’huile de cade est nocive pour les organismes aquatiques, potentiellement cancérogène, irritante, toxique en cas d’ingestion et photosensibilisante,
  • l’oxyde de zinc est nocif pour les organismes aquatiques,
  • l’huile de neem est insecticide, donc nocive pour les insectes « utiles » comme les butineurs,
  • les huiles essentielles sont nocifs pour les organismes aquatiques.

Exemple de recette maison

Un autre exemple : nettoyage + application du Hoof-Stuff et huile de cade