Lire une étiquette : prendre en compte la biodisponibilité des minéraux et oligo-éléments

Toutes les formes des minéraux et oligo-éléments ne sont pas assimilées de manière identique par l’organisme : il y a des formes plus assimilables que d’autres.

Pourquoi c’est important ?

Si un minéral X ou oligo-élément X a un assimilation basse, alors il faudra en donner beaucoup plus pour atteindre le seuil souhaité.

Le choix des industriels se fera alors en fonction de la digestion et du coût, car les formes les plus assimilables sont également les plus coûteuses.

Il est donc important de (re)connaître les différentes formes afin de privilégier des formes hautement assimilables.

Pour les oligo-éléments

Il existe de multitudes de formes sur le marché dont certaines font l’objet de brevets.

Globalement, on distingue trois catégories :

  1. Les oxydes, les sulfates, les chlorures et les carbonates sont les principales formes – minérales ou inorganiquespeu assimilables. Les oxydes et les sulfates sont parmi les formes fréquentes que l’on retrouve dans l’alimentation équine.
    Les formes inorganiques solubles (chlorure, sulfate) peuvent avoir un effet laxatif.
  2. Les chélates d’acides aminés ou de levures sont les formes – organiques – qui se rapprochent le plus des formes naturelles et qui sont aussi les plus assimilables.
    Pour le cuivre, zinc, manganèse : Bioplex, chélate, (bis)glycinate…
    Pour le sélénium : sélénométhionine ou levure séléniée.
  3. Il y a aussi une troisième catégorie apparue récemment : les hydroxy lancés par la firme néerlandaise Orffa.
    Cette forme a deux avantages : elle a une biodisponibilité supérieure aux formes inorganiques et son prix est attractif.

Le cas du magnésium

Il n’y a pas de consensus clair au sujet de la forme du magnésium à privilégier.

Certains nutritionnistes conseillent l’oxyde de magnésium, car il contient 60% de magnésium. Or, cette forme semblerait peu assimilable puisqu’il s’agit d’une forme inorganique.

La principale question autour du magnésium, n’est pas seulement son assimilation, c’est son coût.
Les formes les plus assimilables sont les plus couteuses à produire, il est donc peut-être « arrangeant » de conseiller (ou de se contenter) d’une forme moins bien assimilée et moins chère ?

Toutefois, si l’on écarte la seule question du budget, il est certain que les formes les plus assimilables de magnésium sont également celles issues de la chélation d’acides aminés.

L’entre-deux est certainement la forme citrate : elle présente une disponibilité supérieure aux formes minérales grâce à l’ajout d’acide citrique sans toutefois présenté un prix aussi élevé que les formes chélates.

Conclusion

La forme chimique est donc une information à prendre en compte dans la lecture de l’étiquette d’un produit. Et il est clair qu’il est toujours préférable de choisir des formes organiques.

Attention donc lors des comparaisons de produits : le prix n’est pas toujours un bon indicateur étant donné que les formes les plus assimilables sont aussi les plus chères.