Le calcul de ration : ça me concerne ? dans quels buts ? qui contacter ?


Quel est le principe du calcul de ration ? A quoi sert-il ? Et à qui s’adresse-t-il ?

Suis-je concerné(e) par le calcul de ration ?

Un profil me correspond-t-il dans la liste ci-dessous ?

  • mon cheval ne mange que de l’herbe et du foin,
  • mon cheval travaille un peu,
  • mon cheval travaille de manière intensive,
  • mon cheval est gros,
  • mon cheval est atteint du Syndrome Métabolique Équin, de PPID (cushing), de PSSM,
  • mon cheval est maigre,
  • mon cheval perd du poids en hiver,
  • mon cheval a du mal à prendre du muscle,
  • mon cheval a de mauvais pieds,
  • mon cheval a des problèmes de peau,
  • mon cheval n’est pas gras, mais il a un gros ventre,
  • mon cheval a des sensibilités gastriques voire est atteint d’ulcères gastriques,
  • mon cheval fait des coliques,
  • mon cheval fait des crottins mous voire des diarrhées,
  • mon cheval est agressif, stressé, tique…
  • mon cheval est un poulain ou un jeune cheval,
  • mon cheval est âgé,
  • mon cheval est une poulinière ou un étalon,
  • j’aimerais nourrir mon cheval de manière équilibrée, mais je ne sais pas par où commencer.

Deuxième question : ai-je déjà évalué les besoins journaliers de mon cheval et ai-je vérifié que sa ration les couvre correctement ?
Par « besoins », on entend : l’énergie, les protéines, les matières grasses, les minéraux et les vitamines.

Si la réponse est « oui », félicitations l’article s’arrête ici. 🙂
Si la réponse est « non » ou « j’ai essayé », alors la suite peut vous intéresser.

La navigation à vue

Penser que les besoins sont couverts avec du foin, de l’herbe ou deux litres de granulés, c’est juste penser, ça ne veut pas dire qu’ils le soient.

Faire confiance à l’industriel : comme pour l’alimentation humaine, canine ou féline, les industriels sont loin de faire toujours les bons calculs. Ils ont beaux vous dire « faites-nous confiance, on a pensé le truc », il suffit de prendre une calculette pour s’apercevoir que c’est loin d’être vrai.
Faire confiance à l’industriel est donc une mauvaise idée !

Faire sa popote de compléments alimentaires : ça donne des résultats aléatoires et surtout, ça finit par couter cher parce qu’on vise parfois à côté.
Exemples : s’attarder sur une cure de probiotiques pour rattraper des kilos en trop, alors que la ration en elle-même ne couvre pas les besoins de base.

Et si nous choisissions d’être plus efficaces et plus précis avec nos chevaux ?

Le suivi alimentaire fait aussi partie des soins de base

Tout comme n’importe quel cheval a besoin d’être suivi pour l’entretien de ses pieds, de ses dents, de son matériel… un cheval a aussi besoin d’être suivi sur le plan alimentaire.

Se faire aider par une professionnelle dans ce domaine, c’est beaucoup plus reposant, efficace et économique que de pédaler dans la semoule et désespérer de la situation.

Et contrairement aux autres types de suivis, celui-ci n’a pas nécessairement besoin d’être renouvelé tous les ans.

Auprès de qui faire un bilan nutritionnel ?

La réponse est : auprès d’une nutritionniste indépendante.
Cette notion d’indépendance est importante, car les nutritionnistes qui travaillent pour une marque X vont vous vendre des produits qui ne seront pas forcément les plus adaptés (rappel au dessus : on évite de faire confiance à l’industriel).

En Europe francophone :

Ces nutritionnistes établiront avec vous un bilan nutritionnel qui consiste à évaluer l’état corporel du cheval, son état de santé, son activité, son alimentation actuelle et son mode de vie.

Ce bilan nutritionnel conduit ensuite au calcul de ration.
Ce calcul se base sur les valeurs nutritives du fourrage, l’activité, le poids et l’âge du cheval.
La nutritionniste évalue ensuite les actions correctives à effectuer en ajoutant ou diminuant certaines valeurs par le biais d’aliments simples, industriels et/ou de compléments alimentaires.

Combien cela coûte ? En moyenne 60 euros, soit le prix de 2-3 sacs d’aliments.

Conclusion

Le constat est que nous faisons trop confiance aux discours des marques et aux on-dits des écuries pour nourrir nos chevaux et cela ne fonctionne pas, car les pathologies d’origine alimentaire sont très hautes dans les statistiques de santé.

Appeler son dentiste, son ostéopathe, son saddle fitter fait désormais partie de la routine annuelle, ce qui n’était pas le cas il y a 20 ans et cela a considérablement amélioré la santé de nos chevaux. Nous devons maintenant être plus routinés à inclure aussi des professionnels de la nutrition dans ce check-up.