Sellerie écoresponsable | Le matériel de pansage en bois et fibres naturelles

Si comme moi vous en avez marre de cette surconsommation de masse ignoble et révoltante encouragée à travers les codes promos, les pubs et les hauls, alors bienvenue ! Bienvenue dans ma série d’articles consacrée au matériel d’équitation écoresponsable.

Cet article ne contient ni sponsor, ni lien commercial.

Ecoresponsabilité

On mesure l’écoresponsabilité d’un produit par son cycle de vie qui comprend 5 étapes :

  1. l’extraction des matières premières,
  2. la distribution (tous les transports nécessaires pour fabriquer et vendre le produit),
  3. la fabrication du produit,
  4. l’utilisation du produit,
  5. la fin de vie.

Critères de sélection

Eviter le plastique et les fibres synthétiques, cf mon article sur les microfibres plastiques.

Eviter le cuir chromé, cf mon article sur le cuir.

Préférer des produits fabriqués en Europe.

Ne pas me cantonner aux rayons spécialisés.

Sélectionner des produits techniques et ergonomiques.

Un kit de pansage en matériaux naturels

Je ne vous apprends rien si je vous dis que avec des matériaux naturels que l’on fait les meilleures brosses : elles sont douces, font briller le poil et ne créent pas d’électricité statique.

Au niveau composition, on trouve :

  • de la soie de porc,
  • du crin de cheval,
  • des plantes : coco, tampico…

On trouve aussi des brosses de massage en caoutchouc naturel et des gants de pansage en sisal ou mouton.

Composer son kit de pansage

Avant l’achat, il faut définir son besoin.

Personnellement, mon poney vit au pré, n’est pas tondu. Alors mon kit de pansage se compose à l’année de :

  • 1 bouchon avec des poils moyennement durs pour faire le gros du dépoussiérage,
  • 1 brosse à poils longs doux pour dépoussiérer et faire briller,
  • 1 brosse à crins sans picots pour ne pas casser les crins (cf mon article sur l’entretien des crins),
  • 1 cure-pied  : c’est le seul objet que j’ai en plastique, plus pratique à nettoyer quand il y a de la boue et aussi parce que je trouve le bout métallique des modèles en bois trop pointu et que cela risque d’abîmer les lacunes.

En hiver, j’ajoute :

  • 1 étrille américaine pour décrasser les zones non-sensibles,
  • 1 brosse à poils durs avec un manche (plus durs que le bouchon) pour décrasser les zones sensibles,
  • 1 petite scie à métaux pour enlever les poils morts durant la mue (un must-have !) (j’en ai même trouvé une de fabrication allemande).

Coup de coeur : les brosses William Leistner

  • Nationalité : allemande
  • Pays de fabrication : Allemagne
  • Bois certifié : oui

William Leistner est une vieille entreprise spécialisée dans la fabrication de brosses. Elle en propose beaucoup et de différentes sortes, également pour les chiens, l’entretien du cuir et des textiles d’équitation.

La marque est la seule (à ma connaissance) à utiliser du bois certifié PEFC et FSC.

Bense & Eicke

  • Nationalité : allemande
  • Pays de fabrication : Allemagne
  • Bois certifié : non

Borstiq

  • Nationalité : suédoise
  • Pays de fabrication : Suède
  • Bois certifié : non

Kentucky Horsewear

  • Nationalité : belge
  • Pays de fabrication : inconnu
  • Bois certifié : non

Krämer

  • Nationalité : allemande
  • Pays de fabrication Gamme Nature : Allemagne
  • Pays de fabrication Classic Line : inconnu
  • Bois certifié : non

Zhiviq

  • Nationalité : néerlandaise
  • Pays de fabrication : Suède
  • Bois certifié : non

Et la boîte de pansage, on en parle ? Plutôt sac ou plutôt boîte ?

Sac ou boîte de pansage ? Pour avoir eu les deux, ma préférence va vers la boîte de pansage :

  • mes brosses ont déjà été déformées quand elles étaient stockées dans un sac de pansage,
  • les sacs de pansage en plastique se décomposent avec le temps,
  • la boîte est imperméable et peut être posée sur la terre mouillée,
  • s’il est assez haute, on peut stocker des produits de soin debout,
  • on peut mieux compartimenter les objets,
  • elle est plus facile à entretenir,
  • elle se garde très longtemps (mais évitez de monter dessus en hiver quand le plastique est froid/gelé, même pour les boîtes prévues pour supporter du poids).

Le défaut majeur des boîtes, c’est qu’elles sont en plastique et qu’elles risquent la casse.

Néanmoins, on peut réduire l’impact en choisissant des modèles fabriqués en Europe ou en plastique recyclé.

Pour connaitre le pays de fabrication, il faut en général retourner la boite.

On trouve aussi un modèle en plastique recyclé chez Waldhausen.