Ces races de chevaux rares ou en déclin

Les textes proviennent du lien attaché à la race présentée.

Une multitude d’espèces sont menacées, et le cheval n’est pas en reste. On compte plusieurs dizaines de races en déclin ou rares ; malheureusement, toutes ne bénéficient pas d’un programme de conservation et risquent de disparaître.

Europe

Lehmkuhlener – Allemagne
Le Lehmkuhlener est une race originaire du Schleswig-Holstein.
En 2000, on compte treize chevaux, dont huit étalons et cinq juments, il est sur la liste rouge de la « Society for the Conservation for Old and Endangered Livestock Breeds (GEH) », en catégorie « extrêmement en danger » (catégorie 1).

Rhénan sang froid (Rheinisch-Deutsche Kaltblut) – Allemagne
Le Rhénan sang froid est un cheval de trait originaire de Rhénanie-du-Nord-Westphalie en Allemagne. C’est un cheval vigoureux, élevé pour le travail agricole.
Aujourd’hui, il est menacé d’extinction et est listé sur les programmes de protection en Allemagne.

Rottaler – Allemagne
Le Rottaler est l’une des plus vieilles races allemandes. Il viendrait du mélange de chevaux de chasse hongrois avec des chevaux arabes et d’autres croisements au Xe siècle.
En 2000, le Rottaler est déclaré, par la Société allemande pour la conservation des races de bétail anciennes, en voie de disparition, « race vulnérable de l’année ». En 2005, il est considéré comme en voie de disparition et l’une des races les plus rares en Europe. Les éleveurs amateurs tentent de maintenir la race du Rottaler, particulièrement en Bavière, avec le soutien financier du Land.

Schwarzwälder Kaltblut (Schwarzwälder, Schwarzwälder Fuchs, St. Märgener Fuchs, Wälderpferd) – Allemagne
La Forêt Noire du Sud, avec ses superbes sommets et vallées et ses fermes, est la région d’origine et actuellement la principale région d’élevage du cheval de Schwarzwälder. Les monastères de St. Märgen, St. Peter et St. Blasien ont un élevage de la race dont on retrouve les traces dès le Moyen Age. Le Schwarzwälder Kaltblut, cheval de trait léger, fait partie du patrimoine vivant du Baden-Württemberg. Il participe à un programme de conservation de la race, et bénéficie donc d’une protection spéciale par le Ministère des espaces ruraux, de l’alimentation et de la protection du consommateur. Ce cheval se caractérise par sa noblesse, sa bonne santé, sa fertilité, ses membres sains et sa longévité. Ces dernières années, l’objectif d’élevage a été étendu à l’utilisation dans les loisirs sportifs.
Aujourd’hui, le Schwarzwälder Kaltblut est sur la liste rouge de la « Society for the Conservation for Old and Endangered Livestock Breeds (GEH) », en catégorie « en danger » (catégorie 3).

Trait du Schleswig (Schleswiger Kaltblut) – Allemagne
Le trait du Schleswig est une race de cheval de trait de taille moyenne, provenant du land de Schleswig-Holstein, en Allemagne, avec quelques représentants en Basse-Saxe. Ces chevaux de traction trouvent quelques emplois dans l’agriculture de nos jours, ou à la traction de divers véhicules hippomobiles.
Le nombre de chevaux est remonté à 200 juments pour 30 étalons, mais le trait du Schleswig figure sur la liste des races domestiques menacées éditée par l’Association Gesellschaft zur Erhaltung alter und gefährdeter Haustierrassen, par la FAO des Nations Unies, et par l’European Association of Animal Production (EAAP).

Cheval de Senne (Senner Pferd) – Allemagne
Le cheval de Senne est un cheval léger, de taille moyenne, de type anglo-arabe, de caractère élégant et animé. Sa couleur est essentiellement le bai. Il toise de 159 à 165 cm au garrot.
La race est classée comme extrêmement vulnérable.

Württemberger – Allemagne
Le cheval Altwürttemberger est originaire de l’ancien Etat du Wurtemberg, au Sud-ouest de l’Allemagne, et plus particulièrement de la région de l’Oberland et du Jura souabe (Schwäbische Alb).
On dénombre environ 65 poulinières Altwürttemberger. Dix étalons sont approuvés pour la reproduction. Le Alt Württemberger est sur la liste rouge de la « Society for the Conservation for Old and Endangered Livestock Breeds (GEH) », en catégorie « extrêmement en danger » (catégorie 1).

Cleveland Bay – Angleterre
Le Cleveland Bay ou Bai de Cleveland est une race de cheval de trait léger demi-sang, utilisée en Grande-Bretagne pour tirer les carrosses royaux. Il vit dans les écuries royales, près de Buckingham Palace, à Londres. A une époque, le duc d’Edimbourg a fait concourir une équipe constituée en partie de Cleveland Bay dans des courses de trot attelé.
En 1962, la reine Elizabeth II a acheté pour l’élevage l’un des quatre derniers étalons afin de sauver la race. La race est classée dans la catégorie critique selon la Rare Breeds Survival Trust.

Dales – Angleterre
Le Dales est une race endémique du Yorkshire du Nord et de l’est des Pennines, précisément des vallées de Tyne, de l’Allen, de la Wear et de la Tees auxquelles il doit son nom (dales signifie « vallées » en anglais). Selon Elwyn Hartley Edwards, il provient du poney celte. Très proche du Fell, il est difficile à distinguer de ce dernier ; une coutume locale veut d’ailleurs que les Dales portent un ruban tricolore dans la queue pour être distingués de leurs voisins Fell en concours.
Suite aux réquisitions par l’armée lors de la Seconde Guerre mondiale, la race a failli disparaître. Comme toutes les races de travail, la motorisation des transports et de l’agriculture l’a mise en péril. En 1963, la création de la Dales Pony Society donne un nouveau souffle à ces poneys. Ses qualités de randonneur (pied sûr, allures actives et confortables, plein d’énergie et volontaire) assurent désormais sa sauvegarde. La Société pour l’Amélioration du Poney Dales l’a classé « en voie d’extinction » jusqu’en 1970, où il est passé dans la catégorie des « poneys rares », et la race est classée dans la catégorie critique selon la Rare Breeds Survival Trust.

Dartmoor.
Dartmoor.

Dartmoor – Angleterre
Le Dartmoor est l’une des neuf principales races de poneys britanniques. Il fait partie des mountain and moorland et provient de la lande du Sud-ouest de l’Angleterre, nommée Dartmoor. Beaucoup croisé, il vit traditionnellement en liberté et au fil des époques, est bâté, monté ou encore employé dans les mines durant la révolution industrielle. La population semi-sauvage connaît un très net déclin au XXe siècle, tandis que l’utilisation de ce poney pour l’enseignement équestre des enfants et le sport se répand dès les années 1950 et permet sa sauvegarde.
Le Dartmoor est considéré comme rare. Ancré dans sa région d’origine, il participe à son identité culturelle : le poney Dartmoor est notamment statufié à Moretonhampstad et il apparaît dans différentes œuvres.

Exmoor.
Exmoor.

Exmoor – Angleterre
L’Exmoor est la plus vieille race de poney britannique et l’une des plus anciennes races de chevaux du monde. Natif des landes d’Exmoor, qui forment actuellement le Parc national d’Exmoor en Devon et Somerset, il est est souvent qualifié de poney celte en raison de son ancienneté. Comme tous les poneys britanniques semi-sauvages, c’est un poney dit mountain and moorland.
Les mâchoires de l’Exmoor possèdent une conformation particulière et les traces d’une septième molaire, unique parmi les races de chevaux actuelle.
En 2010, on comptait environ 800 individus.

Fell.
Fell.

Fell – Angleterre
Les poneys Fells auraient été créés à l’époque de la colonisation romaine des Iles Britanniques. Dans la région frontière entre l’Angleterre et l’Ecosse, les étalons de guerre d’importation auraient été croisés avec les poneys celtes de la région. Au début, la couleur prédominante était un marron tirant vers le noir ; par la suite, on a obtenu des animaux de robe brune, baie et grise. Ce poney tient son nom de son biotope historique, les fells (collines) du Lake District.
Le Fell reste une race avec peu d’effectifs. Il existe toujours des troupes semi-sauvages qui se reproduisent sur les fells, mais pas si nombreuses qu’autrefois. Le Fell est principalement élevé en Angleterre en semi-liberté, ce qui permet à la race de conserver sa rusticité face à un climat rigoureux. On en retrouve aussi en Europe, aux Etats-Unis et au Canada.

New Forest – Angleterre
Le New Forest est l’une des races reconnues de poneys dites mountains and moorlands, originaires des îles Britanniques. Des chevaux y vivent depuis la dernière période glaciaire, des restes équins vieux de 500 000 ans ayant été retrouvés à moins de 80 km du berceau originel des New Forest modernes. Les études ADN l’ont révélé très proche des poneys celtes du type Asturcón et Pottok. Signalé dès le xie siècle, le New Forest fait l’objet de nombreux croisements au cours des siècles suivants, principalement avec des Welshs, des Highlands et des Pur Sangs. Désormais, seuls les poneys dont les deux parents sont enregistrés comme pure race peuvent faire partie de la race.
Tous les poneys qui vivent librement dans la région de la New Forest ont un propriétaire détenteur du droit de pâture sur ces terres forestières. La population de poneys fluctue en fonction des variations de la demande en jeunes chevaux. Les poulains surnuméraires sont vendus plusieurs fois par an.
Hors de ses terres originelles, le New Forest est désormais devenu un grand poney de sport solide et élégant. Très polyvalents et dotés d’un bon type pour la selle, tant chez les enfants que chez les adultes, ils sont réputés pour leur pied sûr et leur force.

Karakachan (Karakačan, Karakačanski kon) – Bulgarie
Le Karakačan fut utilisé comme cheval de bât pendant des générations, grâce à sa constitution solide ; il était le partenaire des éleveurs de bétail locaux. Très rustique, il se contente de l’herbe des pâturages pour se nourrir : même pendant les hivers froids, il parvient à trouver sa nourriture et à se protéger des prédateurs. Chaque éleveur karakačan était propriétaire d’environ 50 à 100 chevaux par le passé. En 1940, ce nombre se réduisit à 10-15.
Selon la Liste rouge des animaux autochtones, y compris dans la stratégie nationale de conservation de la biodiversité de la Bulgarie (1994), le Karakačan est dans la catégorie II – soit en état critique d’extinction. Le nombre de Karakačan a été tellement réduit que, si des mesures urgentes ne sont pas prises, il disparaîtra dans quelques années.

Murinsulaner (Muraközi, Međimurski) – Croatie
Le Murinsulaner est une race originaire de la vallée de la rivière Mura, en Europe centrale. Elle est présente en Autriche, Croatie, Hongrie et Slovénie. La population est très réduite, et en danger critique d’extinction.

Frederiksborg.
Frederiksborg.

Frederiksborg (Frederiksborghesten) – Danemark
Le haras de Frederiksborg a été fondé par le roi Frédéric II au XVIe siècle. Le règne de la cavalerie en armure est terminé, et le haras cherche à développer un type de cheval plus léger et plus agile, alliant courage et docilité. On constate alors que les meilleurs chevaux pour les évolutions militaires sont en fait des chevaux de dressage, habitués à la haute école. Frédéric II choisit donc une souche initiale, faisant appel à du sang andalou et napolitain. Il sera également fait appel plus tard à des chevaux de demi-sang orientaux et anglais. Le Frederiksborg a longtemps été considéré en Europe comme l’un des chevaux de selle les plus élégants.
La race est aujourd’hui en grand danger, car on ne compte plus que 360 chevaux répertoriés.

Le Poney des Iles Féroé (Færøsk hest) – Danemark
La présence de ce poney est attestée depuis des siècles sur les Iles Féroées. Il a été un animal de travail pour les fermes, beaucoup vivant en semi-liberté dans les régions montagneuses. La race a failli disparaître durant les années 1960, de nombreux poneys étaient alors exportés au Royaume-Uni pour le travail dans les mines.
Avec beaucoup d’efforts, les effectifs de la race ont été stabilisés à une cinquantaine de chevaux. Le Poney des Iles Féroées a récemment été reconnu comme une race à part entière. Il est aujourd’hui une monture d’équitation pour enfants. Du fait du faible nombre de poneys existant, ils ne peuvent pas être exportés et sont donc quasiment inconnus en dehors de leur pays d’origine.

Clydesdale – Écosse
Le Clydesdale est une race de cheval de trait qui tient son nom de la vallée de Clyde, en Ecosse, où elle est née de croisements entre des étalons flamands et des poulinières locales. A partir du XVIIIe siècle, il est croisé avec des Shire. La première attestation du nom « Clydesdale » remonte à 1826. En 1830, un système de sélection d’étalons entraîne la propagation des chevaux Clydesdale à travers l’Ecosse et le Nord de l’Angleterre. Le registre de la race est formé en 1877. A la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, des milliers de Clydesdales sont exportés d’Ecosse et envoyés dans le monde entier, y compris en Australie et en Nouvelle-Zélande, où ils deviennent « la race qui construit l’Australie ».
La Première Guerre mondiale entraîne une réduction d’effectifs en raison d’une motorisation croissante et de pertes en chevaux de guerre. Cette baisse se poursuit et, dans les années 1970, Rare Breeds Survival Trust considère le Clydesdale comme vulnérable à l’extinction. Le nombre de ces chevaux a légèrement augmenté depuis, mais ils restent vulnérables.

Eriskay – Écosse
L’Eriskay est une race très ancienne, descendante de poneys celtiques qui ont été domestiqués et amenés sur l’île d’Eriskay. Ils vivaient alors en troupeaux semi-sauvages sur ces îles, à l’Ouest de l’Écosse. La race a été préservée des croisements du fait de son isolement.
L’Eriskay est très méconnu, race rare, il est le plus menacé des chevaux britanniques. Des programmes d’élevage et de sauvegarde sont mis en place pour le préserver de l’extinction et de la consanguinité.

Poney galicien (Cavall de pura raça gallega) – Espagne
En se référant aux pétroglyphes de Galice, aux auteurs anciens, aux archéologues et aux historiens, on sait que le cheval existe en Galice au moins depuis l’Age du Bronze. Suivant une théorie communément admise, entre les VIIe et VIe siècles avant Jésus-Christ, avec l’arrivée des peuples celtes, un nouveau cheval a été introduit en Galice. Ce nouveau cheval ellipomètrique, de petite tête, aux oreilles courtes, la croupe forte, au poil grossier et à la robe foncée serait l’ascendant direct des races existantes aujourd’hui au nord de la péninsule ibérique. Le poney galicien appartiendrait ainsi au même tronc que le Garrano portugais, l’Asturcón des Asturies, le Monchinu de la Cantabrie, le Pottok basque, le cheval de Mérens de l’Ariège, le poney Landais, le Connemara d’Irlande, le poney Bardigiano d’Italie, le poney Dartmoor, le poney Exmoor, Welsh Mountain, Fell et New Forest de Grande-Bretagne.
En s’appuyant sur la règlementation de la CEE et ensuite de l’UE et ses corolaires financiers, l’administration et l’Université de Saint-Jacques-de-Compostelle ont mis en œuvre un programme pour protéger, préserver et récupérer cette race en danger d’extinction.

Mallorquín (Caballo mallorquín) – Espagne
Les origines de la race sont obscures. Selon une étude génétique sur les « races de chevaux celtiques espagnoles », le Mallorquín et le Minorquin sont tous deux liés au cheval catalan, désormais disparu. Le cheval catalan est lui-même le résultat de l’introgression des populations de chevaux celtiques, avec une forte influence génétique africaine dans une population originale introduite dans la péninsule ibérique par les Celtes au VIIIe siècle av. JC.
L’identification de la race mallorquine remonte à 1985, grâce à la Patronato para las Razas Autóctonas de Mallorca (Autorité pour les races animales autochtones de Majorque). Le Mallorquín est listé dans le Catálogo Oficial de Razas de Ganado de España, parmi le groupe des races autochtones en danger d’extinction. Son statut est consigné comme critique par la FAO en 2007. Autour de 2005, le nombre de Mallorquíns enregistrés au stud-book est de 247, mais un recensement effectué par le Ministerio de Medio Ambiente y Medio Rural y Marino en 2003 en a identifié 172 seulement.

Estonien (Eesti hobune) – Estonie
L’origine de l’Estonien remonte à l’arrivée de chevaux russes aux XIVe et XVe siècles. Le cheval estonien a influencé plusieurs races équines des pays baltes, y compris le cheval de Tori. Il est fort et résistant aux maladies.
Il est de nos jours très menacé, et la plupart de ses effectifs sont sur l’île de Saaremaa.

France

En France, beaucoup de races sont confrontées à une baisse de la population plus ou moins inquiétante, notamment les races asines et de chevaux de trait.

Aénos – Grèce
L’Aénos est une race de poney originaire de Grèce. Comme le poney Pindos dont il serait un descendant, il est originaire des montagnes et les populations locales l’emploient pour les travaux agricoles.
Il resterait moins d’une cinquantaine de ces poneys recensés car les habitants les considèreraient comme une nuisance pour les chèvres qui ont besoin des pâturages où se trouvent les poneys. La race serait en danger d’extinction.

Skyros (Αλογάκι της Σκύρου) – Grèce
Le Skyros est une race de poney originaire de l’île de Skyros en Grèce, dont il a pris le nom. Ses origines remontent à l’Antiquité et il a longtemps vécu totalement isolé d’autres races équines. C’est un poney docile et résistant qui ressemble à un petit cheval. Autrefois utilisé par les fermiers de l’île, c’est aujourd’hui une monture idéale pour les enfants, utilisée aussi en équithérapie.
Dans les années 1990, on comptait 102 poneys de race sur l’île dont 24 juments et 7 étalons. On trouve des groupes de population dans plusieurs sites en Grèce ainsi que quelques tentatives d’implantation à l’étranger, comme par exemple en Ecosse.

Nonius (Nóniusz) – Hongrie
Le Nonius est une race de cheval carrossier et de selle de Hongrie, née au haras de Mezőhegyes. Il tient son nom de son père fondateur, Nonius Senior, un étalon normand. Originellement élevée pour servir d’animal de trait léger et de cheval utilitaire pour l’armée austro-hongroise, la race reçoit de nombreux prix d’excellence lors d’expositions, au XIXe siècle. La motorisation la cantonne à l’usage agricole au XXe siècle et ses effectifs s’effondrent durant l’époque communiste.
Désormais, le Nonius est surtout élevé en préservation, il est reconnu depuis 1999 par l’UNESCO comme un patrimoine à préserver.

Kerry bog – Irlande
Le Kerry bog est une race très ancienne de poneys de trait et de bât, dite mountain and moorland, originaire du comté de Kerry en Irlande. Traditionnellement utilisé pour le transport de la tourbe à partir des tourbières, il mesure entre 1m et 1,20 m et porte une robe généralement baie. Son apparence diffère de celle du Connemara, l’autre race de poney irlandaise. Le Kerry bog frôle l’extinction au cours du XXe siècle, mais ce poney est sauvé par des passionnés dans les années 1990 et est reconnu comme patrimoine culturel irlandais en 2012.
Un registre d’élevage a été ouvert afin de le préserver, la race est reconnue aux Etats-Unis et commence à être exportée.

Poney de Monterufoli (Cavallino di Monterufoli) – Italie
Originaire de la Province de Pise et tout particulièrement du site de Monterufoli, ce poney dériverait, selon quelques auteurs, d’une race éteinte qui vivait à l’état sauvage et connue sous le nom de « Race de Selvena ». La zone d’origine du Poney de Monterufoli coïncide pour une grande partie avec l’actuelle Réserve naturelle de « Monterufoli-Caselli », une zone de colline comprise entre 100 et 560m d’altitude.
La population compte actuellement environ 200 sujets. C’est peu, mais déjà une augmentation considérable comparée aux petites dizaines présentes au début des années 1980. Depuis quelques années le Département des Sciences Zootechniques de l’Université de Florence (Dipartimento di Scienze Zootecniche dell’Università di Firenze) s’occupe de sa caractérisation morphologique, génétique et aussi fonctionnelle.

Žemaitukas (Zhmud, Zhemaichu) – Lituanie
Le Žemaitukas (soit littéralement « petit Samogitien ») est une race de poney historique native de Lituanie. Cette race est bien connue depuis les VIe et VIIe siècles, elle a servi de cheval militaire pendant les croisades baltes, et le Žemaitukas fait désormais partie du patrimoine national du pays. Son origine est incertaine, mais il est lié à un groupe autochtone de races issues du cheval des forêts et du Konik, une race polonaise, tous deux descendants probables des Tarpans. La race a contribué à la création du Trakehner.
Jadis populaire, le Žemaitukas a frôlé l’extinction avec l’évolution des besoins agricoles et la Seconde Guerre mondiale. En 2010, la population totale est estimée à 400 individus.

Groningen (Groninger paard) – Pays-Bas
Le Groningen est une race néerlandaise demi-sang utilisée pour la traction. Il est très proche du Gelderland.
Il est devenu rare de nos jours.

Huçul – Pologne/Roumanie
Son nom lui vient de ses éleveurs, les Huçuls. Le tracé de la frontière le long des Carpates ayant sans cesse évolué, on ne sait si le Huçul est d’origine roumaine ou polonaise. Du XIIIe siècle au XIXe siècle, il a vécu isolé derrière ce rempart montagneux. Les premières traces écrites témoignant de l’existence du Huçul datent de 1603. Également élevée en Pologne et en République slovaque, la race se répand aujourd’hui en Hongrie, en République tchèque, en Ukraine et en Angleterre.
Il n’y a que 800 poulinières Huçul agréées dans le monde, ce qui en fait un cheval menacé de disparition. L’Association française du Huçul (AFH) a été créée en avril 2008 afin de de promouvoir la race en France et de conserver le patrimoine génétique. L’AFH œuvre aussi pour la reconnaissance de la race par les Haras nationaux de France.

Malopolski (Koń małopolski) – Pologne
Le Malopolski est une race originaire de Pologne. Développée au XIXe siècle en Petite-Pologne, elle tient son nom de cette région, Małopolska en polonais. C’est une race polyvalente, utilisée de nos jours pour la traction légère et sous la selle. Il a été développé principalement à partir de chevaux indigènes polonais, croisés avec des Pur-Sangs et des Arabes. Une étude réalisée en 2006 montre une forte présence de sang Pur-Sang dans les ressources génétique de la race.
Le cheptel total est en déclin depuis la fin du XXe siècle, mais les études génétiques montrent peu de risques de consanguinité.

Garrano – Portugal
Cette race très ancienne serait apparue en même temps que le Sorraia. Il vit toujours en semi-liberté (les chevaux sont laissés toute l’année en montagne) dans le parc national de Peneda-Geres. Il doit son nom à une région au nord du Portugal, le Minho, dont il est originaire. Cette race serait l’ancêtre de l’Andalou et du Poney de Galice. Le Garrano a influencé d’autres races et a subi l’influence du Pur sang arabe, perdant ses caractéristiques originelles.
Il est actuellement menacé d’extinction, son effectif est réduit même dans son pays d’origine.

Einsiedler (Schweizer Warmblut, Demi-Sang suisse, cheval de Schwytz) – Suisse
L’Einsiedler est une race suisse type demi-sang destinée au sport, et plus principalement au saut d’obstacles. Originaire d’Einsiedeln, cette race est désormais prise en charge par le haras national d’Avenches.

Asie de l’Est

Cheju – Corée du Sud
Le poney Cheju est originaire de Corée, de la province Cheju. L’île de Cheju (Jeju en coréen) est située au sud de la Corée du Sud. Selon le professeur Dominicus C. Choung de la Cheju National University à Cheju City, il n’a pas été fermement établi quand et quelles races de chevaux ont été introduites les premières en Corée, mais on suppose qu’il vient de Chine. D’anciennes archives révèlent que ces chevaux étaient parmi les animaux les plus importants pour l’agriculture et l’armée, de l’époque des tribus (avant J.C.) jusqu’à la dynastie Choson (XIVe et XIXe siècles). Pendant la dynastie Korya (1276-1376), les Mongols gouvernaient Cheju et ont importé leurs chevaux sur l’île. A une époque, il y avait plus de vingt mille poneys sur Cheju, mais ce nombre décrut avec la mécanisation de l’agriculture et des transports, jusqu’à atteindre seulement deux mille cinq cent individus en 1989.
La race est à présent en danger d’extinction. Pour la préserver, le gouvernement coréen a désigné le poney Cheju comme trésor national n° 347.

Misaki (御崎馬, Misaki uma) – Japon
Le Misaki est une race de poney originaire du Japon. Le Misaki vit à l’état sauvage dans un cadre naturel dans un monument national désigné sur Cape Toi (également connu sous le nom Toimisaki) qui se trouve à l’intérieur de Kushima à l’extrémité sud de la préfecture de Miyazaki sur l’île de Kyushu.
Aujourd’hui, le Misaki est en voie de disparition, mais « maintenu », avec seulement 100 individus. Cette population est demeurée relativement stable au cours des 20 dernières années. Ils sont une attraction pour les touristes et sont désignés comme trésor national naturel après la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Miyako (宮古馬) – Japon
Le Miyako est une race de poney japonaise native de l’île de Miyako, dans la préfecture d’Okinawa, où il est présent depuis le XIIe siècle, époque où il toisait 115cm. En 1907, suite à des croisements avec des chevaux européens et américains importés, il atteint 140cm. Dans les années 1950, il restait 10 000 de ces poneys et jusqu’en 1960, il était le seul moyen de transport de l’île. Depuis, la motorisation a rendu la race rare, et les programmes d’élevage tentent de redonner au Miyako sa taille initiale.
Il resterait une vingtaine de ces poneys devenus une attraction touristique sur l’île de Miyako.

Taishuh (対州馬, Taishū-uma, Taishū-ma, Taishū-ba) – Japon
Le Taishuh est une race de poney japonaise native des îles Tsushima dans la préfecture de Nagasaki. L’élevage du cheval y est connu depuis le VIIIe siècle. Il n’en reste qu’un très faible nombre d’individus recensés au Japon (25 en 2005).
Les causes du déclin sont à rechercher principalement dans le changement de mode de vie des hommes. Les chevaux ne sont plus indispensables dans le mode de vie actuel, à cause du développement de l’infrastructure (aménagement des routes, les moyens de transport modernisés…) et de la diminution de la population agricole. En raison de l’âge des éleveurs, l’avenir de l’espèce semble très inquiétant. Parmi les huit races de poney endémiques japonaises existantes, le Taishū-uma est le plus rare, après le Miyako-uma dans la préfecture d’Okinawa. La ville de Tsushima, la préfecture de Nagasaki et le Ministère concernant l’agriculture et la forêt tentent la protection de l’espèce.

Tokara (トカラ馬, Tokara-uma) – Japon
Le poney Tokara est un poney japonais originaire des îles Tokara, un groupe d’îles dans la préfecture de Kagoshima à la pointe Sud-ouest de l’île de Kyushu. En 1953, il a été désigné monument naturel de Kagoshima.
Lorsque le professeur Hayashida a découvert les poneys, il en comptait 43. Leur nombre a progressivement diminué au cours des années 1960 à cause de la mécanisation agricole. Par conséquent, certains des poneys ont été transférés vers le Kaimon Natural Park et la ferme Iriki.

Yonaguni (与那国馬) – Japon
Le yonaguni ou Yonaguni uma est une race de poney japonaise native des îles du Sud-ouest, précisément l’île de Yonaguni. C’est un poney de petite taille, environ 115cm.
Il est également très rare, puisqu’il n’en resterait que 200 individus recensés au Japon. Il est l’une des huit races natives du sol japonais.

Asie de l’Ouest

Caspien (شما هم می‌توانید ویکی‌نویس شوید!) – Iran
Ce poney était déjà domestiqué par les Mésopotamiens, il y a 5 000 ans. Il est probablement un ancêtre du Pur-sang arabe. Les scientifiques font l’hypothèse selon laquelle ce serait l’une des plus anciennes races de chevaux domestiques. On a pu établir une proche parenté avec une race préhistorique de type oriental, grâce à la conservation d’une remarquable pureté génétique.
On pensait que la race s’était éteinte, mais une Américaine l’a découverte près du mont Elbourz en 1965. Elle a placé ces poneys au haras de Téhéran afin qu’ils se reproduisent pour sauver la race de l’extinction. On considère que ces poneys sont hors de danger, mais ils restent rares.

Asie du Nord

Kabardin (Кабардинская порода лошадей) – Russie
Leur origine est mal connue, mais on suppose que ces chevaux sont issus de chevaux autochtones de montagne de Kabardie robustes, et qu’ils on été influencés par des apports de sang turkmène et arabe. Des liens avec le cheval barbe ne sont pas exclus. On le trouve aujourd’hui dans les montagnes du nord du Caucase, où il est utilisé comme animal de bât et de selle, les juments donnant leur lait. Le Kabardin est toujours élevé par le peuple tcherkesse de manière très naturelle : des troupeaux de juments sont laissés en liberté avec un étalon en montagne, entre 2000 et 4000m d’altitude. La sélection naturelle d’une part, et le peuple cavalier qui en a fait son arme de guerre d’autre part, ont forgé la race du Kabardin, qui possède une énorme rusticité et de grandes qualités. Ces chevaux obtiennent des résultats étonnants lors des grandes compétitions d’endurance, en regard du faible nombre de chevaux entraînés. Ce sont d’excellents chevaux de randonnée, porteurs bien que fins.

Viatka (Вятская лошадь) – Russie
Le viatka (en russe : Вятская лошадь, Viatskaïa lochad, Vyatskaya en russe) est un petit cheval aborigène des forêts de Russie. Il est apparu vers le XVIIe siècle dans la région de Viatka, aujourd’hui Kirov, et en Oudmourtie.
La race est en danger d’extinction.

Asie du Sud

Kathiawari (Kathi, Cutchi, Kutchi) – Inde
Le Kathiawari est issu de la région de Kathiawar, en Inde. Très proche du Marwari, il est proche à la fois de ce dernier et du cheval arabe dont ils descendent. Le Kathawari est originellement élevé comme un cheval apte au combat dans le désert, capable de parcourir de longues distances en terrain varié avec une ration minimale. Ils existent de toutes robes sauf le noir, et sont fréquemment porteurs du gène dun, avec des marques primitives.
L’élevage a commencé à diminuer à la suite de l’indépendance de l’Inde, et désormais, la race reste très rare.

Marwari (Malani) – Inde
Le Marwari est une race rare, originaire de la région de Mârvar (ou Jodhpur), en Inde. Connu pour ses oreilles étrangement incurvées vers l’intérieur en forme de croissant de lune, une particularité unique chez les équidés, il peut porter toutes les robes, et la robe pie a tendance à être plus populaires auprès des acheteurs et des éleveurs. Il est connu pour sa rusticité, et assez similaire au Kathiawari. De nombreux représentants de la race amblent naturellement. Les Marwari descendent des poneys autochtones Indiens, croisés avec le cheval arabe et peut-être des chevaux mongols.
Ces chevaux sont très peu nombreux et ont été menacés de disparition plusieurs fois, notamment à cause de croisements avec d’autres races. En 2009, on compte environ 500 représentants en Inde et aux États-Unis.

Amérique du Nord

Barbe Abaco – Bahamas
Les Barbes Abaco sont censés être les descendants de chevaux débarqués et oubliés sur les îles durant la colonisation de l’Amérique et des Caraïbes par les Espagnols. Désormais appelés Barbes d’Abaco, ils formaient une population de 200 chevaux revenus à l’état sauvage, vivant dans des forêts de pins.
Le troupeau insulaire est descendu à une quinzaine de chevaux sauvages puis a failli disparaître de nombreuses fois, notamment dans les années 1960 à 1970, où il ne restait plus que trois individus recensés à cause d’interventions humaines, de changements drastiques d’habitat, d’attaques de chiens sauvages sur les poulains et de l’abattage d’une partie d’entre eux. Plusieurs habitants d’Abaco s’opposèrent alors à l’extinction de la population équine et créèrent une ferme pour protéger les survivants, une harde de 35 chevaux vit ainsi le jour bien que la moitié des chevaux d’origine soient morts. Il n’y a eu aucune naissance depuis 1998 et de nombreux avortements chez les juments pour des raisons inconnues. En 2004, il ne restait que douze chevaux vivants, et sont considérés comme la race chevaline la plus menacée au monde. Le gouvernement des Bahamas a récemment créé une réserve pour les Barbes Abaco. L’un des étalons restants, Capella, a été nommé modèle de la race en 2005. Bien que la race soit en danger critique d’extinction, aucun animal n’est autorisé à la vente. Il est prévu notamment de remettre la harde en liberté dans la réserve.

Poney de Terre-Neuve (Newfoundland pony) – Canada
Les ancêtres de ce cheval arrivent à Terre-Neuve avec les Britanniques ; ils sont issus de poneys Welsh, Galloway (maintenant éteint), et de New Forest, bien adaptés au même climat. En quelques siècles, les premiers poneys sont croisés (sans gestion humaine) et regroupés en un seul type, qui est maintenant reconnu comme étant le Poney de Terre-Neuve. Par le passé, il était utilisé pour le labour, les travaux des champs, le transport des filets de pêche, la collecte de foin et de bois et pour le transport. Avec l’arrivée de la mécanisation, le Poney de Terre-Neuve est devenu presque inutile, et la population a chuté.
Ils sont de nos jours moins de quatre cents, et considérés comme en danger critique d’extinction par la Rare Breeds Canada.

Poney de l’Ile de Sable (Sable Island horse) – Canada
Ces poneys forment une population équine réduite qui vit à l’état sauvage ou semi-sauvage sur l’Ile de sable. Les rudes conditions climatiques ont fait évoluer leur modèle vers un poney râblé à la longue crinière, très résistant.
L’Ile de Sable compterait entre 200 et 350 poneys. Depuis 1962, une loi protège les poneys et l’île de toute intrusion humaine.

Chincoteague.
Chincoteague.

Chincoteague (Chincoteague Pony, Assateague horse) – USA
Depuis le xviiè siècle, le Chincoteague est un poney redevenu sauvage qui vit sur l’île d’Assateague, au large des États-Unis.
On compte environ 300 Chincoteagues sur l’île. Une partie est vendue chaque année aux enchères par les pompiers de Chincoteague, leurs propriétaires.

Amérique du sud

Baixadeiro – Brésil
Ce cheval est le résultat de croisements avec des espèces provenant de la péninsule ibérique, probablement des Garrano et des Barbes. Des recherches sur le Baixadeiro sont encore en cours, mais estiment que cette race a des caractéristiques proches des chevaux Pantanal et Marajoara qui vivent dans les mêmes zones inondées, et qui sont en mesure de se nourrir et de se déplacer avec les pieds dans l’eau. La race s’est adaptée à l’écosystème du nord de cet Etat, marqué par des périodes de sécheresse, qui alternent avec des inondations. Le Baixadeiro sert depuis longtemps de monture pour les communautés locales et est largement utilisé, en particulier pour le travail du bétail et les fêtes populaires.
Cette race centenaire en voie de disparition a été récemment étudiée par l’Université d’Etat du Maranhão et une partie du programme d’Embrapa pour la préservation et l’amélioration génétique des animaux domestiques menacés d’extinction.

Marajoara – Brésil
Le Marajoara, ou cheval de l’île de Marajo, est une race de petit cheval rustique et résistant issu de l’île de Marajó. Son tempérament est énergique et actif. Il serait arrivé sur l’île il y a plus de 300 ans, avec une vague de chevaux venus de Cap-Vert, amenés par les Portugais. Ces animaux ont été croisés avec des chevaux arabes, et des Lusitaniens. Avec la sélection naturelle, cet animal s’est adapté aux conditions environnementales défavorables de l’île, marquée par deux saisons : la pluie et la sécheresse. Les pâturages sont maigres et le sol argileux, le Marajoará a développé des qualités de résistance et de rusticité. Ce cheval est très important dans la région, en particulier pour les travaux agricoles, et il est largement utilisé comme moyen de transport.
Des projets sont entrepris pour sauver ces animaux de l’altération génétique. Le Marajoará est l’un des rares chevaux capables de résister à la boue des zones inondées de l’île, d’où l’urgence de le préserver.

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7 réflexions sur “Ces races de chevaux rares ou en déclin

  1. Je trouve ca dommage et étonnant que le pottok soit en baisse de population. c’est un excellent poney, très polyvalent, avec certe beaucoup de caractère, rustique… le parfait poney de 7 a 77 ans (très porteur des adultes de petit gabarits peuvent le monter ! )

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