Ce que les études nous révèlent sur la relation homme-cheval

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Mise à jour : juin 2016

La moitié des accidents surviennent par méconnaissance du cheval
Une étude danoise a révélé le résultat d’une étude menée dans le pays, elle a été menée par la SPA danoise et présentée à l’ISES. Chaque année, en moyenne, 9 000 accidents sont pris en charge. Sur ces accidents, le constat est surprenant : la moitié d’entre eux surviennent à cheval, tandis que l’autre moitié est survenue quand le cavalier était à pied.
SOURCE : ISES

Ce type d’étude a déjà été mené dans d’autres pays. L’Institut de veille sanitaire a réalisé une revue de littérature sur la base d’études publiées dans le monde entre 1997 et 2009 :
En voici un extrait sur les circonstances de survenue des traumatismes dans la première partie traitant de « l’épidémiologie des traumatismes en équitation en population générale » :

Selon Pounder, il existe neuf types de mécanismes pouvant entraîner un traumatisme chez un cavalier : chute du cheval, être écrasé par le cheval, prendre un coup de sabot, être heurté par un objet (branche, arbre…) pendant l’activité, rester coincé à l’étrier, prise de longe, se prendre un coup de tête du cheval, se faire marcher dessus par le cheval, se faire mordre. Le mécanisme le plus fréquent est la chute du cheval (60-87 %), avant le fait d’être écrasé par le cheval (11-16 %) à la suite d’une chute, de recevoir un coup de sabot (8-19 %) et de se faire mordre (0,8 %). Selon Northey et Bixbi-Hammett, si la majorité des lésions (73-85 %) apparaissent alors que le cavalier est sur le cheval, elles peuvent également survenir (16 à 27 %) lorsque le cavalier se trouve autour du cheval (pratique des soins du cheval : le nourrir, le manipuler, le ferrer, le seller, etc.). Le casque est porté par seulement 9 à 20 % des accidentés selon les études américaines et canadiennes.

La voix
Concernant la voix, plusieurs études montrent que le cheval est bien capable de différencier le ton d’une voix humaine, qu’ils soit doux ou dur, mais également qu’il est capable de reconnaître des voix familières et à ce jeu là, les juments seraient plus douées que les mâles.

Dépression, agressions : des signes de mal-être
Les comportements négatifs seraient une conséquence directe de la façon dont les chevaux sont gérés et travaillés. Le bien-être du cheval est donc un facteur crucial dans notre relation avec lui.
SUITE DE L’ARTICLE

Les chevaux préfèrent-ils les hommes ou les femmes ?
En matière d’équitation, on dit souvent que les femmes font preuves de plus de sensibilité que les hommes. Est-ce vrai ? Il semblerait que non. Des chercheurs autrichiens ont montré que le cheval ne fait aucune distinction de genre : monté par un homme ou une femme, les réponses au stress sont identiques.
SOURCE : Wageningen Academic

Relation avec le poulain : tout dépend de celle que l’on a avec la mère
Une étude française a montré qu’une mauvaise relation avec une poulinière peut affecter la relation que le poulain a avec l’Homme. De plus, les résultats montrent qu’il n’est pas nécessaire de manipuler le poulain, car ces manipulations sont stressantes et peuvent modifier le comportement cheval-poulain. Il est préférable de faire des approches indirectes afin d’établir une confiance durable.
SUITE DE L’ARTICLE

Comportement et posture dans le travail en liberté
Dans une étude portant sur les techniques employées dans les ronds de longe (cheval en liberté), il a été révélé que par rapport aux amateurs, les professionnels bougeaient moins leur bras, regardent davantage les chevaux durant les transitions, rencontrent moins de signes conflictuels et moins de signes de soumission (tête baissée, se lécher, mâcher) de la part de leurs chevaux. Les résultats suggèrent que les comportements de soumission apparaîtraient plus facilement après des situations de conflits. D’autre part, cela révèle l’importance de maîtriser le timing et les indices subtils dans ce genre de techniques (et d’un autre côté, les lacunes de certains amateurs).
SUITE DE L’ARTICLE

Les chevaux sont capables de lire les émotions humaines
Une étude britannique a montré que les chevaux étaient capables de lire les expressions faciales d’une personne. Lorsque celle-ci montrait des signes de colère, le rythme cardiaque du cheval s’accélérait et ce dernier tournait sa tête de façon à analyser cette situation de son œil gauche (comportement d’analyse déjà connu chez le chiens). Les résultats ont montré que les chevaux réagissaient beaucoup plus aux expressions faciales négatives que positives, certainement pour reconnaître et réagir plus rapidement aux menaces.
SOURCE : Functionally relevant responses to human facial expressions of emotion in the domestic horse (Equus caballus)

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Une réflexion sur “Ce que les études nous révèlent sur la relation homme-cheval

  1. C’est quand même choquant que seulement 20% des accidentés montés, mettent la bombe !

    Pour le stress identique que ce soit un homme ou une femme, ça ne me choque pas ! ^^’

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