De la banalisation de la violence dans les médias

Photo : couverture de magazine.

En matière de journalisme et de communication, la photo est un élément clé : c’est elle qui accroche l’œil et incite à la lecture. Plus qu’une simple accroche, elle inspire et influence notre imagination, construit notre imaginaire, nous souffle de nouveaux codes.

Mais c’est dans le choix des photos que cela se corse. L’enjeu est important, mais le sait-on ? Au vu de tout ce qui est publié chaque jour, on le sous-estime voire on l’ignore totalement.
Et à force de publier des bouches ouvertes, du matériel coercitif, des illustrations techniques complètement mensongères, nous banalisons la violence. De plus en plus de photos sont publiées alors qu’elles illustrent les pires instants, et plutôt que d’en avoir honte, de les cacher, on les met en lumière et on nous demande d’en voir la beauté.
Cela me fait peur. Et j’ai peur que ces horreurs deviennent des références aussi bien pour les pratiquants que les novices.