Ce que les études nous disent sur… la tension des rênes et l’emploi des mains

Ces études se sont basées sur les techniques de l’équitation d’appui (cette équitation où l’on a contact constant avec la bouche du cheval) dans laquelle les mains ne sont pas fixes.

Les chevaux n’aiment pas la tension

Une étude danoise a montré que contrairement à ce que l’on pense, les chevaux n’aiment pas et ne s’habituent pas à la tension. Pour cette étude, de jeunes chevaux ont été attachés et embouchés, les rênes attachées à un surfaix. Un sceau de friandise leur a été présenté, ils devaient donc se tendre pour pouvoir manger. Les premiers jours, les chevaux forçaient leur attache pour atteindre les friandises, mais les jours suivants, ils ont tout fait pour l’éviter. Ils préféraient donc éviter toute tension plutôt que de s’habituer à elle.

Les cavaliers ont tendance à sous-estimer la tension de leurs rênes

Pensez-vous être capables de mesurer la tension que vous avez dans vos rênes ? Détrompez-vous. Selon une étude menée par une équipe de scientifiques britanniques, les cavaliers de tous niveaux ont tendance à sous-estimer la tension qu’ils appliquent à leurs rênes.
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Réactions d’inconfort induites par la tension des rênes

Une étude suédoise a étudié 7 chevaux de dressage, les chercheurs se sont concentrés sur les expressions de la tête, particulièrement au trot au moment de la phase de suspension.

Les chevaux présentaient une posture de tête telle qu’on la voit en compétition (encolure ronde, et nez légèrement devant la verticale).

Les chercheurs ont montré que lors de cette phase, les chevaux avaient la bouche agitée. En réalité, ils chercheraient à « gérer la pression » du mors (pression exercée par les rênes) afin de la rendre plus confortable.

L’étude aborde également les problèmes de tension dissymétriques entre la main droite et la main gauche, ainsi que des problèmes à suivre la bouche du cheval, même sur des rênes relâchées.

Les rênes élastiques sont-elles fantastiques ?

Quand le cheval exécute correctement ce que l’on lui demande, l’intérêt est de le récompenser au plus vite (relâchement des rênes).

Or, quand il s’agit de relâcher la pression, le résultat est trois fois plus long avec des rênes élastiques que des rênes fixes.
SOURCE : Effects on behaviour and rein tension on horses ridden with or without martingales and rein inserts

Dissymétrie des mains

Une étude britannique menée sur 23 cavalières droitières a mesuré la tension des rênes dans chacune de leurs mains. Résultat : une différence entre 34 et 45% dans la tension entre la main dominante et la main non-dominante, de quoi travailler proprioception et symétrie.

Les cavaliers professionnels sont aussi concernés par cette dissymétrie comme le révèle cette étude menée sur 8 cavaliers. Les résultats ont également montré que les allures rapides génèrent plus de tension.

La pression des ennasures est similaire à celle des embouchures

Une étude germanique a montré que des chevaux équipés d’ennasures s’appuient sur le même niveau de pression que s’ils étaient équipés d’embouchures et montrent aussi les mêmes signaux d’inconfort en cas de pression trop élevée. Autres observations révélées lors de l’étude :

  • le side-pull était l’ennasure qui exerçait le plus de pression,
  • les chevaux de type traits et les poneys avaient tendance à exercer plus de pression que les chevaux de sang et les pur-sangs arabes.