7 inspirations zéro déchet pour sa sellerie

Alors que la plupart des animaux ne produisent que des excréments, biodégradables et sources de nutriments, L’Homme, lui, produit par milliards des déchets toxiques quasi-éternels. On parle principalement de déchets radioactifs, de déchets industriels (assez divers et variés), phytosanitaires, médicamenteux et plastiques.
Tous ces déchets ne sont pas revalorisés : ils sont enfouis, brûlés ou expédiés à des pays tiers souvent pauvres. Pire, ils contaminent les sols, l’eau et l’air les rendant toxiques et cancérigènes. Face à cette montagne de déchets et à cette pollution qui s’installe, certains ont décidé de dire stop de lancer ce que l’on appelle « le zéro déchet », car une planète sans déchet c’est une planète sans pollution.

La démarche zéro déchet
La démarche zéro déchet, c’est une pyramide inversée comprenant 5 étapes :

  1. Refuser : les emballages, les produits à usage unique ou à courte durée de vie, les matières non recyclables, les produits non écologiques, non éthiques…
  2. Réduire : réparer au lieu de jeter, acheter de seconde main, réduire ses possessions, réduire sa consommation d’objets et d’énergie…
  3. Réutiliser : les tissus, les cartons, les épluchures…
  4. Recycler : le verre, le carton, les vêtements trop abîmés, les métaux,
  5. Composter : les matières organiques.
Les 5 commandements du zéro déchet.
Les 5 commandements du zéro déchet.

1. Minimaliser son matériel
Nous en avions parlé dans cet article, mais minimaliser ses possessions permet de faire de se libérer du superflus, de faire des économies, de gagner en efficacité et tout naturellement, de générer moins de déchets.

Cela passe par une grosse phase de désencombrement : adieu au superflu, au matériels en double ou en triple, irréparables qui blessent ou qui ne remplissent pas correctement leur rôle. Contentez-vous par exemple, d’un seul bon tapis, de bonne qualité, au design intemporel et qui convient bien au dos de votre cheval plutôt que 5 médiocres.

Chaque nouvel achat doit être mûri : en ai-je vraiment besoin ? est-ce que je n’ai déjà un objet équivalent ? est-ce que je n’ai pas un objet qui pourrait prendre la même fonction ? est-ce un objet de qualité ? est-ce que j’ai la place pour le ranger ?

2. Acheter de seconde main et privilégier des articles éthiques et durables
Valoriser des produits d’occasion permet tout simplement de ne pas utiliser de nouvelles ressources. Il n’y a donc pas de nouvelles pollutions et pas de nouveaux déchets liés à la production de nouveaux produits.

Nous avons de la chance, notre discipline regorge d’artisans, nous pouvons ainsi pour procurer facilement des produits nobles, durables et éthiques. Acheter auprès d’artisans permet aussi de réduire les déchets industriels et logistiques liés à l’extraction, l’export, la fabrication et l’expédition du produit. Enfin, il est plus facile de s’assurer de la traçabilité des matières premières, comme par exemple le cuir, une matière extrêmement polluante pour l’environnement.
En d’autres termes, il faut évaluer le cycle de vie de notre produit/service :

3. Bannir au maximum le plastique et privilégier les fibres naturelles
Le plastique génère une énorme pollution : s’il n’est pas brûlé, il est enterré expédié à des pays tiers ou encore perdu dans la nature, il se désagrège, mais ne disparaît jamais. Mieux vaut donc l’éviter au maximum.
Quelques exemples sans plastique : brosses en bois et fibres naturelles, tapis en coton ou laine, sac de nourriture en papier…

Pour les vêtements, on mise sur des fibres naturelles comme le coton bio, le lin, le chanvre ou le tencel/lyocell qui ne génèrent pas de microfibres plastiques à chaque lavage. Et si on ne trouve pas son bonheur parmi les marques équestres, on peut tout à fait trouver des alternatives sur le marché non spécialisé.

4. Bannir les céréales OGM
La filière des céréales destinées à l’alimentation animale est majoritairement composée de céréales génétiquement modifiées.
Le soja et le maïs sont les deux premières causes de déforestation dans le monde.
On préfère donc le soja français non-ogm ou passer par les conseils d’un nutritionniste pour équilibrer votre ration. Dans les faits, très peu de chevaux ont besoin d’être complémentés en céréales.

5. Remplacer les produits de soin par des recettes maison
Voici des astuces simples, pas chères et naturelles pour faire ses propres produits de soins pour son cheval. Ces recettes sont faciles à réaliser, elles sont économiques et gaspillent moins de bouteilles plastiques :

  • du vinaigre blanc ou de cidre en guise de démêlant,
  • de l’huile de tournesol pour hydrater les crins et le matériel en cuir,
  • une pâté à base d’argile verte et d’huile essentielle de tea tree comme produit assainissant pour les pieds. A conserver dans un bocal en verre de préférence (pot à confiture par exemple).

6. Recycler les ficelles et les filets plastiques
Bonne nouvelle : il est possible de recycler les ficelles en plastique de vos ballots et bottes de foin/paille ! Pour cela, il faut :

  1. demander des sacs de 250 litres spécialement conçus pour ces collectes de ficelles ou filets, auprès de vos coopératives ou fournisseurs,
  2. après avoir coupé les ficelles et filets, mettre les dans les sacs de collecte séparés et sans résidus de fourrage,
  3. stocker les sacs jusqu’aux dates de collecte des fournisseurs/coopératives. Pour savoir où apporter les ficelles et filets.

Merci EquuRES pour l’info !

7. Raisonner l’utilisation des vermicides
L’utilisation abusive de vermicides empoisonne les insectes coprophages et contamine les sols en produits chimiques.