Alimentation équine : la biodisponibilité des minéraux et oligo-éléments, une information qui change tout

Quand on lit une étiquette, on voit une liste d’ingrédients et parfois des noms à rallonge.
Par exemple le zinc, n’est pas simplement mentionné « zinc » mais « chélate de zinc et de glycine hydraté » ou « sulfate de zinc ».

Qu’est-ce que ça change ?

Beaucoup de choses !

La forme du minéral ou de l’oligoélément ne sera pas assimilé de la même façon s’il est présenté sous une forme X ou Y.

Il y a des formes qui sont plus assimilables que d’autres.

200 mg de sulfate de zinc (biodisponibilité faible, forme inorganique) ne sera pas équivalent à 200 mg de zinc chelaté (biodisponibilité haute, forme organiques).

Reconnaître les formes inorganiques, organiques et les hydroxy

Parmi les différentes formes présentes sur le marché et dont certaines font l’objet de brevets, on distingue trois catégories :

  1. Les formes inorganiques : oxydes, sulfates, chlorures, carbonates.
    Elle ont une biodisponibilité faible.
    Les formes inorganiques solubles (chlorure, sulfate) peuvent avoir un effet laxatif.
  2. Les formes organiques : chélates d’acides aminés ou de levures.
    Elles ont une biodisponibilité haute, notamment parce qu’elles se rapprochent le plus des formes naturelles.
    Pour le cuivre, zinc, manganèse : Bioplex, chélate, (bis)glycinate…
    Pour le sélénium : sélénométhionine ou levure séléniée.
  3. les hydroxy : cette troisième catégorie apparue récemment a été développée par la firme néerlandaise Orffa.
    Cette forme a deux avantages : elle a une biodisponibilité supérieure aux formes inorganiques et son prix est attractif.

Le cas du magnésium

Il n’y a pas de consensus clair au sujet de la forme du magnésium à privilégier.

Certains nutritionnistes conseillent l’oxyde de magnésium, car il contient 60% de magnésium. Or, cette forme semblerait peu assimilable puisqu’il s’agit d’une forme inorganique.

La principale question autour du magnésium, n’est pas seulement son assimilation, c’est son coût.
Les formes les plus assimilables sont les plus couteuses à produire, il est donc peut-être « arrangeant » de conseiller (ou de se contenter) d’une forme moins bien assimilée et moins chère ?

Toutefois, si l’on écarte la seule question du budget, il est certain que les formes les plus assimilables de magnésium sont également celles issues de la chélation d’acides aminés.

L’entre-deux est certainement la forme citrate : elle présente une disponibilité supérieure aux formes minérales grâce à l’ajout d’acide citrique sans toutefois présenté un prix aussi élevé que les formes chélates.

La biodisponibilité va influer sur le coût et le prix d’un produit

Si vous décidez de choisir un aliment X ou un complément Y, vous allez forcément étudier la question du coût.

Or dans l’alimentation équine, ce qui explique souvent les écarts de prix, ce sont le choix des compositions.

Attention donc au piège de l’aliment « pas cher », parce que ce genre de choix se traduit souvent par de fausses économies.

Conclusion

La forme chimique est donc une information à prendre en compte dans la lecture de l’étiquette d’un produit. Et il est clair qu’il est toujours préférable de choisir des formes organiques.

Une notion importante si l’on cherche un aliment ou un complément pour son cheval.