Les principes d’apprentissage chez le cheval

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En matière d’apprentissage, on note beaucoup d’avancées dans la compréhension du cheval, ce qui simplifie les protocoles.

Les principes d’apprentissage
Comme tout animal, le cheval dispose de capacités cognitives qui lui permettent d’analyser son environnement. La cognition comprend la mémoire, le langage, le raisonnement, l’apprentissage, l’intelligence, la résolution de problèmes, la prise de décision, la perception ou l’attention.
Les principes d’apprentissage du cheval reposent sur 4 processus qui s’imbriquent et se complètent :

  • l’habituation (et non désensibilisation) est un processus par lequel l’intensité d’une réponse est diminuée, ce qui peut se produire suite à une exposition répétée à une situation ou un stimulus donné. On peut ainsi parler d’habituation active (habituer le cheval au parapluie) et d’habituation passive (le train qui passe près du pré),
  • la sensibilisation est une réponse augmentée à un stimuli. La désensibilisation intervient donc quand l’individu a été sensibilisé,
  • le conditionnement opérant est un principe d’apprentissage basé sur la récompense et la punition. Il comprend 4 catégories :
    • le renforcement positif fonctionne sur le principe de la récompense (friandise, contact physique), chaque fois que le cheval émet un comportement désiré. Le clicker training fait partit des protocoles les plus connus,
    • le renforcement négatif est le retrait d’un stimulus que le cheval cherche plutôt à éviter, c’est en général un processus qui intervient dans l’éducation du cheval aux aides (mains, jambes),
    • la punition positive est un stimilus aversif qui se produit lorsque le cheval produit un comportement non désiré, par exemple lorsqu’un cheval tente de mordre et qu’il se reçoit une tape sur le nez,
    • la punition négative est le retrait de quelque chose que le cheval apprécie lorsque celui-ci émet un comportement indésiré.
  • le conditionnement classique ou pavlovien se produit quand le cheval fait une association entre deux stimulis, comme par exemple le fait de porter un harnachement particulier pour un travail donné, d’entendre le son d’une voiture qui indique une sortie imminente, etc.

Ces principes s’appliquent à tous les chevaux, quelque soit leur âge, leur sexe ou leur spécialité ou leur niveau d’entraînement. Il est essentiel de les comprendre, car ce sont des facteurs d’influence dans le bien-être équin et un moyen de juger de la viabilité d’une méthode d’entraînement.

Résultats scientifiques
L’intérêt des facultés d’apprentissage intéresse de plus en plus les scientifiques, leurs résultats sont très intéressants :

Concernant la peur :

  • les poulains stimulés qui suivent leur mère expérimentée à ces types d’exercices développent un comportement moins peureux et sont plus curieux face à la nouveauté,
  • une autre étude aboutie également aux mêmes résultats concernant les chevaux inexpérimentés. En effet, le fait d’observer des chevaux habitués à l’exercice a permis de réduire les réactions innées (peur).
    Lorsque les chevaux apprennent à effectuer un nouveau comportement ou une tâche nouvelle en regardant les autres chevaux, c’est ce que l’on appelle l’apprentissage social, dans cet exemple, on parle aussi de facilitation sociale,
  • le jeu de la cible (appris au clicker training) permet de réduire le stress chez les chevaux, notamment dans des contextes de stress élevés tels que l’embarquement.
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