Les principes d’apprentissage chez le cheval

En matière d’apprentissage, on note beaucoup d’avancées dans la compréhension du cheval, ce qui simplifie les protocoles.

Les principes d’apprentissage
Comme tout animal, le cheval dispose de capacités cognitives qui lui permettent d’analyser son environnement. La cognition comprend la mémoire, le langage, le raisonnement, l’apprentissage, l’intelligence, la résolution de problèmes, la prise de décision, la perception ou l’attention.

Les principes d’apprentissage du cheval reposent sur :

  • l’habituation, c’est l’utilisation de différentes techniques afin de diminuer les réactions de peur chez le cheval lorsqu’il est exposé à des stimulus,
  • le conditionnement opérant : utilisation du renforcement positif et du renforcement négatif. Exemple : agir une pression sur le corps cheval (négatif) jusqu’à qu’il bouge son pied (positif). Pour des raisons de bien-être, la punition doit être exclue.
  • le condition classique est l’utilisation d’un stimuli neutre que le cheval aura déjà appris. Il comprend la voix, les gestes, l’assiette et la posture, c’est par exemple la réponse aux jambes (les mollets se pressent légèrement contre la peau du cheval et celui-ci se met en avant).

L’habituation peut également se passer de manière passive. Par exemple, nous savons qu’un poulain qui regarde sa mère se faire manipuler par un humain aura moins incompréhension à se faire manipuler lui aussi. Un cheval qui vit le long d’une voie ferrée s’habituera au passage et aux bruits des trains. Dans ce but, il peut donc être très intéressant d’enrichir l’environnement du cheval afin de le confronter à divers stimulus.

Le conditionnement classique peut aussi s’opérer sans le contrôle volontaire de l’humain. C’est le cas, quand un cheval reconnait un son particulier qui lui apporte du confort ou de l’inconfort : le bruit du chariot de nourriture, la vue d’un matériel particulier, la blouse blanche du vétérinaire, etc.

Ces principes s’appliquent à tous les chevaux, quelque soit leur âge, leur sexe ou leur spécialité ou leur niveau d’entraînement. Il est essentiel de les comprendre, car ce sont des facteurs d’influence dans le bien-être équin et un moyen de juger de la viabilité d’une méthode d’entraînement.

Résultats scientifiques
L’intérêt des facultés d’apprentissage intéresse de plus en plus les scientifiques, leurs résultats sont très intéressants :

Concernant la peur :

  • les poulains stimulés qui suivent leur mère expérimentée à ces types d’exercices développent un comportement moins peureux et sont plus curieux face à la nouveauté,
  • une autre étude aboutie également aux mêmes résultats concernant les chevaux inexpérimentés. En effet, le fait d’observer des chevaux habitués à l’exercice a permis de réduire les réactions innées (peur).Lorsque les chevaux apprennent à effectuer un nouveau comportement ou une tâche nouvelle en regardant les autres chevaux, c’est ce que l’on appelle l’apprentissage social, dans cet exemple, on parle aussi de facilitation sociale,
  • le jeu de la cible (appris au clicker training) permet de réduire le stress chez les chevaux, notamment dans des contextes de stress élevés tels que l’embarquement.

Pour aller plus loin :

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