Quelles stratégies pour préserver les articulations de son cheval

J’adore cette esthétique minimaliste : un harnachement léger et des jambes nues. 🙂

Les articulations sont composés d’os, de cartilage, de tendons et de ligaments.

Les troubles articulaires observés chez le cheval : arthrose, desmite, fracture, molette, ostéochondrose (OCD), suros, tendinite, vessigon…

Veiller à l’équilibre de la ration, dès la gestation

Les articulations sont majoritairement composés de protéines (tendons, ligaments) et de minéraux (os).

La santé articulaire du poulain, futur jeune cheval/poney) se joue dès la gestation et notamment à travers l’alimentation, par exemple, pour éviter le développement de l’OCD (une poulinière gestante nourrie avec une alimentation trop riche en amidon augmente le risque d’OCD chez le poulain).

Une fois né, une alimentation bien pourvue en protéines, cuivre et zinc notamment permet au cheval de construire de solides articulations.

A l’âge adulte, les besoins sont moindres, mais perdurent et augmentent crescendo en fonction de l’intensité du travail ou de mise à la reproduction.

Complémenter correctement son cheval dès tout petit et maintenir cette complémentation durant toute sa longue vie, augmente donc les chances de conserver sa bonne santé articulaire, parce que une fois usées, c’est trop tard : la capacité de régénérescence des articulations est limitée. On se contente surtout de limiter la dégénérescence et de soulager la douleur.

La bonne santé articulaire, ça commence dès tout petit !

Eviter le surentraînement

Quand les articulations ne sont pas consolidées et/qu’elles sont sur-sollicitées, le risque de blessures est plus élevé.
C’est pour cette raison que de nombreux problèmes surviennent lors d’entraînement trop intenses et souvent réalisés sur des sols trop mous ou trop durs : molette, suros, tendinite…

Ce sont surtout les jeunes chevaux qui sont les plus exposés. On les pousse vite, fort et trop court alors qu’il faudrait faire tout le contraire.

L’entraînement doit donc être adapté suivant les capacités physiques et sportives du cheval.

Maintenir un poids optimal

Les kilos en trop sollicitent fortement les articulations. Le maintien du poids optimal fait donc partie des stratégies pour préserver les articulations de la dégénérescence prématurée.

La gestion du surpoids passe principalement par la réduction des sucres et amidon, un bon apport en vitamines et minéraux et un plan de travail actif et régulier.

Le surpoids voire l’obésité met à mal les articulations.

Assurer l’entretien correct et régulier des pieds

Le pied est le premier amortisseur du cheval, si cette fonction n’est pas assurée correctement, ce sont les articulations et structures supérieures qui vont faire ce travail, à leur détriment.

Un parage régulier et correct est donc un facteur important pour préserver les articulations. Un pied trop long, trop court, déséquilibré va forcement avoir un impact sur les structures supérieures.

Favoriser le mouvement

Choisir un mode d’hébergement qui permet au cheval de se déplacer est bénéfique pour les articulations et le corps en règle général.
Il vaut mieux donc éviter les modes d’hébergement qui laisse le cheval durant de longues heures dans des postures quasi-statiques.

Le mouvement régulier permet de réduire le risque de blessure et permet une bonne récupération après le travail.

Un cheval qui a la possibilité de bouger plusieurs heures par jour risque moins de souffrir de pathologies musculosquelettiques.

Développer l’équilibre et la symétrie de son cheval

Un cheval qui va fonctionner toute sa vie de manière dissymétrique, le dos creux, le poids en avant, trop vite, trop fort… est exposé à une usure prématurée de son corps et de ses articulations.

Faire suivre son cheval par des professionnels de la locomotion (ostéopathe, masseur, physiothérapeute, bodyworker…) est une bonne chose, mais ces interventions ne peuvent pas compenser les effets négatifs d’un entraînement inadapté.

Protéger sans surprotéger

La surprotection des chevaux est susceptible d’augmenter le risque de blessure parce que les protections élèvent la température des membres, notamment au niveau des tendons. Ces températures élevées peuvent alors compromettre la survie des cellules tendineuses.

Les protections doivent donc être utilisées avec raison et elles doivent être bien choisies.

Evoluer pied nu a aussi ici un avantage : puisque le risque de blessure est réduit, on peut évoluer plus facilement sans protection.

Beaucoup de protections surchauffent les tendons et les exposent à des lésions.

Conclusion

On pourrait retenir trois choses,

  • que la bonne santé articulation du cheval commence dès tout petit,
  • que la préservation des articulations passe par plusieurs plan d’actions,
  • que les protections peuvent être problématiques.